RUE ROYALE-SAINT-HONORE
Aubert, est habitée postérieurement par Suard, lequel y meurt à 86 ans, le 20 juillet 1817. Avant la Révolution, cet homme de lettres a rédigé la Gazette de France, avec l'abbé Arnaud ; il s'est fait de bonne heure une réputation qui attirait chez lui les étrangers de marque, et il a été élu membre de l'Académie-Française dès i77!2. Comme censeur royal, il a refusé son approbation -àw Mariage de Figaro, et pourtant la famille royale assistait à la première représentation de cet ouvrage de Beaumarchais. Poursuivi et proscrit pendant la République, Suard a vu supprimer, en 1810, lePwôitm^e, feuille qui lui appartenait.
Le n^S, tout d'abord, voit M. de Montaut locataire de l'aichitecte Boullée, et ensuite c'est l'hôtel Fronsac. Pelit-lils du maréchal de Richelieu, Frousac y réside cinq ou six ans avant d'émigrer, et ce même duc, en servant la Russie, sera nommé gouverneur d'Odessa ; il reviendra en France pour être ministre et membre de l'illustre compagnie fondée par le cardinal de Richelieu.
Le n°l, sous Louis XVI, fait partie de l'hôtel Fronsac, ou de l'hôtel Coislin, qui donne sur la place Louis XV et où la marquise de Coislin reçoit son monde en se rendant redoutable par les vivacités de son esprit.
La trésorerie de la Police fait au même temps vis-à-vis à l'hôtel de Gouvernet. Un peu plus bas que cet hôtel, M. Lebas de Courmont, payeur de rentes, a ses bureaux ; un peu plus bas encore se trouve l'hôtel de Chastenet, contigu au Garde- Meuble, en d'autres termes à la maison du roi. M. Randon de la Tour est à cette époque trésoriergénéral de la maison du roi et il a pour voisin M. Thierry de la Ville-d'Avray, commissaire sous ses ordres, dont la porte ouvre sur la place. Il y a eniln, dès ce temps-là, près de M. Thierry de la Ville-d'Avray, sur la place et sur la rue Saint-