‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 2)Chapitre 56 sur 99 · RUE DH MONSIEUR · texte numérisé non relu

RUE DH MONSIEUR

Du même temps et toujours du même architecte est l'hôtel coniigu, inauguré par M"*" de Bourbon- Condë, abbesse de Remiremont. et occupé sous Louis-Philippe par le comte de Beaumont et la comtesse, fille de Dupuytreii.

Un an plus tôt, Legrand a fait bâtir, à côté de la maison de M"*' de Condé, un autre hôtel pour le comte de Jarnac. Le comté de ce nom avait passé dans la fàmille de Rohan-Chabot en 1745. par suite du mariage de M., de Rohan-Chabot, colonel d'infanterie, avec la veuve de M. de Larochelbucauld-Montendre, née de Jarnac. Maintenant à l'hôtel Jarnac vivent religieusement les barnabites, pères Italiens, dont la chapelle donne rue de Babylone.

Il est plus facile de reconnaître dans le n" 3 fhôtel de Saint-Simon, puisqu'une inscription le désigne. Le général duc de Saint-Simon, sénateur, ancien pair-de-France, y a pris sa retraite.

La rue de Monsieur a porté la dénomination de Fréjus pendant le Consulat et le premier empire, en mémoire du débarquement ojiéré par le général en chef de l'armée d'Egypte à Fréjus le 9 octobre

Rue Royale-S^aiiit-llonoré. (i)

La rue Royale entre dans la circulation en 4757, avec la place Louis XV, dont elle est le trait-d'union pour le Boulevard. Le plan qui leur est commun, ouvrage de Gabriel approuvé par le roi, a imposé aux maisons de la rue l'identité de façade. L'inauguration de la place et de la statue de Louis XV a lieu le 20 juin 1763. Néanmoins il reste, vingt ans après, des vides à remplir dans la monumentale avenue de la place. André Aubert s'y fait donc concéder par le bureau de la Ville 1,304 toises de terrain, afin de les revendre en 6 lots, et l'on peut lire sur les affiches qu'il fait placarder dans Paris :

Lesdits terrains sont exemps de droits seigneuriaux et autres. Ou pourra vendre à vie les faces bâties. S'adresser à Aubert fils, architecte, rue de la Magdeleiue.

Pour se lancer dans cette opération, Aubert a été cautionné par M. Rouillé de l'Estang, qui est déjà propriétaire, sur la place Louis XV, d'un hôtel dont héritera M'"'' de Pastoret, sa nièce, et que grève une rente foncière de 2,462 livres, 10 sols, au profit du prieuré de Sainte-Catherine-du-Valdes-Écoliers. En qualité de trésorier de la Police, Rouillé de l'Estang a sous ses ordres des commis ; il transfère bientôt ses bureaux rue Royale, au n" 13.

Cette maison, qui a été élevée comme les n" 5, 7, 9, 11 et 15, sur le terrain adjugé à

(1) Notice écrite eu 1862.

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