RUE ET PLACE SAINTE-OPPORTUNE
grandissant toujours, l'absorbât. M'est avis que le dénombrement des 16 rues ne comprenait pas encore ce qui demeurait du fief en-dehors de Paris. Les droits de cens étaient payables à cette seigneurie le 22 avril, jour de la Sainte-Opportune.
Du temps de Henri III, une maison séparée dudit n" 6 par quatre maisons, tout au plus, appartenait à Benjamin Leriche, .receveur-taillon de la gendarmerie, lequel y venait après leu Blachivaille, commissaire-examinateur au Châtelet, Cette propriété, sise à la pointe de la maison du Papegault, donnait sur le grand cloître, à l'angle d'une rue de la Tabletterie, et aboutissait par-derrière à la maison des Rats, rue Saint-Denis. Une autre, qui faisait en ce cloître le coin de la rue des Fourreurs, dite alors de la Cordonnerie, était l'objet d'une reconnaissance passée au Terrier de Sainte-Opportune par « honorable homme Claude Richer, maître paticier et poullaier, demeurant à Saint-Germaindes-Prez, au nom et comme tuteur des enfants de Robert Andry, maître paticier, et de Jacqueline Berton, autrefois sa femme, à présent femme dudit Richer, tenant à Guillaume Jallier sur la rue, à Boutin sur le cloistre, et par-derrière à Charles Andry. » Un siècle plus tard, l'enseigne du Papegault avait fait place à celle delà Housse-de-Cheval, qui pendait à la porte de M"'' Antoinette Boursier, sage-femme ordinaire de la reine, veuve du docteur en médecine Robinet, tandis que l'ancienne maison de Blachivaille était à la veuve de Leroux de Clairfond, conseiller au bailliage d'Orléans. La rue Sainte-Opportune, qu'on a ouverte en 1836 entre la rue de la Féronnerie et la rue des Fourreurs, où commençait auparavant celle de l'Aiguillerie, garde la maison dont Boutin disposa, maintenant hôtel-garni du Petit-Manteau-Bleu.
La place du Cloître-Sainte-Opportune, dont le nom n'a subi qu'une abréviation, était habitée par