‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon III (volume 3)Chapitre 10 sur 114 · RUE NOTRE-!) AME-DE 8 - VICTOIRE S · texte numérisé non relu

RUE NOTRE-!) AME-DE 8 - VICTOIRE S

en garçon! Samuel Bernard ne se parait guère que de la qualité de chevalier. Sa deuxième propriété, que posséda plus tard son pctit-lils, le marquis de Boulainvilliers, était vraiment un bel hôtel, dont le 28 comporte encore une portion. Son jardin a longtemps servi d'embarcadère aux Messageries royales, ayant l'exploitation des chemins de fer. Là Paris commençait à l'arrivée, finissait au départ. Que de fois une femme y mettait en voiture ou son amant ou son mari, avec des larmes dans les yeux, mais en avait d'autres à cacher, en revenant à sa rencontre ! Les Messageries impériales ont changé d'élément, pour exploiter principalement les paquebots de la Méditerrannée ; les échelles du Levant sont pour elles de simples relais; l'administration, néanmoins, siège toujours au n° 28. Les bureaux du rez-de-chaussée sont maintenant au chemin de fer d'Orléans, qui ne rend pas à la cour toute son activité. En revanche, les voyageurs ne sont plus exposés à se tromper de ligne, à monter, par exemple, dans la diligence de Marseille quand leurs bagages prennent la route de Brest. L'escalier de Samuel Bernard a fini par céder lui-même aux besoins de locomotion qui dominent de plus en plus: n'est-ce pas entraîné par l'exemple, qui lui était donné do» première main, qu'il a lui-même fait son petit voyage? Les lecteurs n'auront pas grand'peinc à le suivre, par le train-express de nos notices : il s'est arrêté rue Louis-le-Grand, où de nouveau il ne fait corps avec l'immeuble que par une fiction de la loi.

Le passage Saint-Pierre, reliant à la' rue Montmartre ladite cour, n'a élé sous l'ancien régime qu'une impasse. La rue du même nom longe des propriétés qui appartiennent, elles aussi, aux actionnaires de la compagnie d'Orléans, financier collectif remplaçant aujourd'hui celui de Louis XIV. Nous y retrouverions probablement

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