RUES MICHEL-LE-COMTE
du Plan s'installa au ci-devant hôtel d'Angivilliers, près le ci-devant Oratoire-Saint-Honoré, où l'au- »teur se trouvait sans doute logé plus grandement que rue Michel-le-Comte. Le plan ne compta ses 72 feuilles grand-atlas qu'en 1796, et, comme si Verniquet n'avait plus rien à faire, son nom se gravait sur une tombe vers la fin du Consulat.
Verniquet, en sortant de chez lui, avait souvent passé devant le bureau des Paumiers, à l'entrée de la rue Grenier-Saint-Lazare, et puis, quelques portes plus loin, devant les ateliers de Lafontaine, inventeur privilégié d'une serrure dont l'Académie avait approuvé les combinaisons nouvelles. Les statuts de la communauté des maîtres paulmiers, raquettiers, faiseurs d'estœufsy pelottes et balles, remontaient au commencement du xvne siècle. Ses membres étaient exclusivement en possession de fabriquer et de vendre, avec les ustensiles du jeu de paume, ceux servant au jeu de billard. Le bureau se trouvait encore dans la rue de Seine à la fin du règne précédent ; depuis lors, le droit de réception avait baissé de 1,500 à 600 livres.
Il semble que la propriété foncière, dans les deux rues dont nous nous occupons, ait été plus divisée sous la Régence qu'à notre époque. La rue Michel-le-Comte avait 51 maisons, et l'autre, 45 : presque un tiers de plus qu'aujourd'hui ! On y a si peu démoli que plus d'une façade devait appartenir à un autre propriétaire que le corpsde-bàtiment élevé par-derrière. Il faut qu'on ait ainsi porté en compte pour plus d'une maison chaque hôtel, et combien la rue Michel-Lecomte en était pleine ! A main droite, elle partageait avec la rue Montmorency trois propriétés de ce genre ; à main gauche, elle commençait par une aile et des dépendances de l'hôtel Caumartin, suivies de près par un hôtel Thiroux (et il y en avait un autre du même nom dans le quartier),