NAGUÈRE PETITE RUE DE REUILLY
de leur institution au n° 95 : un hospice, un pensionnat, une maison de refuge et une maison de correction y sont réunies sans se confondre. Un peu plus haut, les dames de Sainte-Clotilde, dont la communauté est enseignante, occupent, depuis 1821, l'ancienne propriété dans laquelle les carrosses du roi allaient prendre les ambassadeurs catholiques par la porte qui donne rue Picpus.
Rue Portâtes,
NAGUÈRE
Sainte-Barbe, et rue Villeneuve,
NAGUÈRE
Saint-Étienne-Bonne-Nouvelle. (1)
Propriétaires en 1720 rue Sainte-Barbe :
Côté des numéros impairs.
Godin.
Cudel.
Le Pas.
Dedieu, coin de la rue de la Lune.
Les frères de Lenoncourt, maîtres-cordonniers, autre coin.
Idem.
Les filles de l'Union-Cnrétienne.
Côté des numéros pans.
Dame Ledoux, à l'Ecu-de-
France.
Labarque, tailleur.
Frémont.
Denis, au Monarque.
Navet, aux Trois-Cornets.
Subtil, à Sainte-Anne.
Marchand, architecte, coin
de la rue de la Lune.
Héron, autre coin.
Les Filles-Dieu.
Dame Lataux.
(1) Notes publiées en 18G2. Le bienfaisant M, Portâtes, dont la rue Sainte-Barbe porte maintenant le nom, était encore vivant et curé de l'église Notre-Dame-de-Bonne- Nouvelle. La rue Saint-Étienne-Bonne-Nouvelle n'avait pas encore reçu la dénomination de l'ancien quartier de la Ville-Neuve, dont elle atait fait partie, comme la rue Sainte-Barbe, comme la rue Bourbon-Villeneuve, à-présent Aboukir, etc.
RUE PORTALÈS, ETC.
Rue Sainte- Etienne :
M1'8 Mercier. Charabon.
Leprince, marbrier.
Idem.
Levicomte.
Idem.
Cheuvry.
Idem.
Veuve Titon, à la Figureci u-Roi.
Baudoin, coin de la rue de la Lune.
Dame Lemaître, autre coin.
Dame Brion.
Rattelier.
uestier.
oury, avocat.
Ferré, tailleur.
Tirard, à la Fleur-de-Lis.
Veuve Polsac, à Saint-Louis.
Courin, coin de la rue de la
Lune.
X, autre coin.
Huart, capitaine du quartier.
Turpin.
Rue Marie-Stuard* (i)
En passant dans une rue qu'elle ne connaissait pas, Marie Stuard, reine d'Écosse et de France, demanda comment elle s'appellait ; mais le nom en était si peu honnête qu'on le corrigea une première fois en répondant : — Rue Tire-Boudin.
Cet adoucissement parut si nécessaire qu'on en oublia l'autre nom, qui rappelait trop que la rue avait été de celles où se parquaient les femmes de mauvaises vie et mœurs. Deux siècles avaient déjà accepté cette pudique réforme quand Saint- Foix rappela, dans ses Essais sur Paris, l'anecdote à laquelle elle était due. Fouché s'en inspira, alors qu'il exerçait le commandement dans la police impériale, pour donner au même scrupule une satisfaction plus complète, en substituant le nom de Marie-Stuard à celui de Tire-Boudin.
Cinq paysans, chargés de provisions pour les halles, furent gelés dans la nuit du 20 janvier 1608, à l'entrée de ladite rue. Le froid avait eu, cette nuit-là, une intensité rigoureuse dont Henri IV lui-même s'était ressenti au Louvre. Le roi raconta, en effet, à Pierre Mathieu, assistant à son petit-lever, qu'il s'était réveillé la barbe toute gelée dans le lit que partageait la reine ; circonstance aggravante pour la rigueur de la température!
Le n° 24, à l'enseigne de Saint-Sauveur, appartint simultanément à trois frères: Henri de Valois, écrivain critique, avocat, historiographe de Louis XIV; Charles de Valois et Adrien de Valois, seigneur de la Mare, poète latin, qui fut aussi historiographe du roi.
(1) Notice écrite en 1802.