‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 35 sur 66 · RUE G AIL L ON · texte numérisé non relu

RUE G AIL L ON

venaient de le faire arrêlcr ; elle mit aussitôt tous ses diamants en -gage, délivra celui qu'elle aimait, le conjura de se rendre en Pologne, pour arranger ses affaires, et lit serment de ne pas l'oublier. M. Boulx de Quincy, niaîlre-des-requêtes, n'ayant pu étoulVer les sanglots de la belle liguranle, ne lit que paraître chez elle el disparaître : il n'avait accepté (jue sous bénéfice d'inventaire riiéritage direct du prince Sultoscky. Le marquis de Paolucci, ministre de la cour de Ii'odène, essuya i\ son tour des larmes que M. de Quincy ne laisait pas répandre, et le mouchoir ne l'ut pas moins humide lorsque le ramassa M.Roussel, un hls de l'ermier-général. l.e chagrin augmenta encore, crescendo lait pour étonner de plus en plus, entre les bras du comte de Limbourg: il était prince, il était étranger, mais plus il montrait de qualités, plus la mémoire en trouvait d'autres dont il était cruel de déroger. Il y en avait assez pour renoi?cer à des comparaisons nouvelles. Ou les regrets changent d'objet, ou ils se changent en désespoir ! La danseuse essaya enfin de la solitude ; les bons effets de ce remède, souverainement consolateur, auquel elle n'avait songé qu'à la dernière extrémité, ne se hrent pas longtemps attendre : M. de Limbourg fut rappelé !

A peu d'années de là, M. Boutin, un conseiller d'État, qui était vraisemblablement le trésorier de la marine plus d'une Ibis évoqué en ce recueil, avait un bureau, et M'"' de Roth sa demeure dans la rue Gaillon, aux ir' 12 et 14 : deux immeubles qui n'en ont fait qu'un. Le comte et le vicomte de Flavigny étaient n"' 13 et 13 ; en leur hôtel à double entrée résidait également la famille de Lambilly et le chevalier de la Bourdonnaye. iVI. de Lafleurie se rencontrait avec M. et M""''Baltu.s de Pouilly dans une belle propriété dont la grande

Page 1