‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 34 sur 66 · RUE GAILLON · texte numérisé non relu

RUE GAILLON

acte constitutif, à son illustre fondatrice le logement et l'entretien, non-seulement pour elle-même, mais encore uour ses domestiques et ses chevaux ; M'"« de Maintenon avait gardé, en outre, d'assez grands revenus, qu'elle distribuait en bonnes œuvres. Le régent lui avait maintenu les 4,000 livres par mois qu'elle recevait h la fin du règne précédent, et elle continuait h jouir de sa terre de Maintenon, Saint-Simon, de plus, insinue avec son peu de bienveillance ordinaire pour M""= de Maintenon, qu'elle avait dû conserver la pension de gouvernante des enfants du roi et de M""= de Montespan, ainsi que les appointements de seconde dame d'atours de M'"° la dauphine-Bavière. Sans cela même la place de Vacherot n'était pas une sinécure.

j\ine d'Estrées, quelques lustres plus tard, avait l'une des maisons doubles qui se retrouvent rue Gaillon, avec deux portes cochères et deux cours ; elle y tenait d'une part et par-derrière à M. de Monb'arrey, et ce n'était pas d'autre part à une autre rue.

En 1787, le vicomte de Boursac et le chevalier de Sourdeille occupaient des appartements, n" 10, chez M. de Lubersac ; M. de Nointel avait les présidents Dupaty et de Voménil pour locataires, n" 5; l'hôtel des États-Unis était garni n" 11,1e républicain Saint-Just y logeait un petit nombre d'années après.

Sur la fin du règne de Louis XV, M. Douet de Vichy fit bail à l'envoyé" de Trêves du n" 8, même rue, occupé précédemment par le jeune prince Sultoscky. La D"'' Siam, simple figurante au théâtre, mais premier sujet à la ville, ayant donné à ce dernier des preuves d'affection dont s'est émerveillé h l'Opéra tout le corps de ballet, pourquoi les passer sous silence? Après avoir vécu un an avec cet étranger, princièrement endetté, la fille d'Opé}\a apprit que des créanciers

Page 1