RUE SAINT-ROCH
paysan qui en était l'objet, pour qui la comtesse dérogeait jusqu'à se mettre en costume.de simple villageoise, s'était trop montré du Danube à la première occasion de jalousie. Fallait-il qu'il fût rustre! La peste du vilain!
Propriétés diverses. — M. de Champeron a disposé du 26, également dans la seconde moitié du xvni'^ siècle; la comtesse de Bapaume, du 28, du 30 et du 32. Les religieux feuillants ont eu le 29. M. Douet de Vichy a été propriétaire du 39, et M'"*' de Grassien, du 34. M. de la Sourdière de îvieulan occupait, sous Louis XVI, la maison qui fait le coin de la rue de la Gorderie (i). Or la rue de la Sourdière, sur laquelle donnent encore plusieurs maisons de la rue Saint-Rocb, longeait au commencement du xvii'^ siècle, avant d'être pavée, le jardin de M. de la Faye de la Sourdière.
Origines de la Rue Saint-Roch. — Elle a été percée avant la lin du w siècle, sous la dénomination de Michel-Regnaut. On l'a dite ruelle Gaillon une vingtaine d'années après, à cause de l'hôtel Gaillon, dont l'église Saint-Roch tient la place.
(1) Actuellement rue Gomboust.
Riio des 8aii$i^saies. (i)
Des carrières iDordaient ce chemin à la fin du xvn*' siècle. Il commença à verdoyer, grâce à un plant de coudriers; mais si les Parisiennes se contentèrent d'y aller cueillir la noisette, il n'en fut pas de même des Parisiens, qui cueillirent jusqu'aux noisetiers. Au lieu de coudraie, il y avait des saules, quand M""' de Pompadour vint s'installer à l'Élysée-Bourbon, et la saussaie l'ut alors divisée entre divers propriétaires, qui s'empressèrent de remplacer bien des saules par quelques hôtels.
On y citait les Dutillet, Larochecourbon et Fodoas, alors qu'était à peine née M"*' d'Esparbès- Fodoas, laquelle devint avec le temps M""" Savary, duchesse de Rovigo. De quelles maisons M. de Fodoas et M. de la Rochecourbon jouissaient-ils rue des Saussaies? L'une des deux était, à coup sûr, au coin de la place de la Ville-l'Evêque et pourvue d'une double entrée : elle a depuis appartenu h M. de LabrifFe, à M. de Champlâtreux. L'autre, n**" 8 et 10, a été la propriété, également sous l'ancien régime, de M. Chevenc delà Chapelle. Le marquis du Tillet disposait des n"* 9, 11 et 13; il était voisin de M. Camus, qui succédait au prince de Beauvau, et dont l'hôtel, maintenant ministériel, avait déjà des portes rue des Saussaies, outre sa grille place Beauvau.
Seulement l'hôtel Labriffe a été plus connu comme Saint-Florentin, l'hôtel du Tillet comme Ségur.
(1) Notice écrite en 1860.
Rues fle»^ Rosier!^, des Juifs et des Écouffes. (i)
M""* cïEstat. — Chahenat de Bonneuil. — L'Abbé Robert. — Coquerel. — Lefèvre de Léseau. — Mailliée. — Philippe de Ckampagne. — Biiache. — Le petit Baraguey d'Hilliers.
Saint Louis a connu ces trois rues, qui n'en formaient encore que deux:. La première faisait en ce temps-là retour d'équerre pour aboutir rue du Roi-de-Sicile; la seconde s'en est détachée vers La tin du xv siècle ; la troisième, qui est parallèle a la seconde, donne perpendiculairement dans la première.
Une des portes cintrées qu'on voit rue des Rosiers est au coin de la rue des Écouffes : son écusson doit être veuf des armes d'un preux de la chevalerie. Mais, dans le siècle de la philosophie, du vin de Champagne et de la poudre, une jolie bourgeoise y a porté des mouches, et elle n'en a pas moins fait son chemin, ou plutôt celui de son mari. Elle était tîUe de M. de Vaudet, avocat, et petiienièce du curé de Saint-Eustache. Personne de mieux campé qu'elle sur les talons des femmes de qualité, bien qu'elle fût née dans la pénombrrî du Palais. On hésitait surtout h dire de cette charmante femme qu'elle était dans la robe, quand on la rencontrait au bal ou au spectacle : elle en sortait si bien que jamais la
(l) Notice écrite en 1860. La rue des Écouffes ne traversait pas encoie celle du U,oi-de-Siciie pour lumbex daub la rue de Rivoli prolongée.