‹ Les anciennes maisons de Paris sous Napoléon IIIChapitre 39 sur 66 · RUES DES ROSIERS, ETC · texte numérisé non relu

RUES DES ROSIERS, ETC

rue des Rosiers n'avait mieux justitié sou nom. Rien de plus frais que son visage, rien de mieux tourné que sa taille, et pourtant la jolie commère avait ses quatre ou cinq enfants ! Par bonheur, elle était déjà M'""= d'Estat. Quand son mari passa lieutenant-colonel à la suite d'un régiment de cavalerie, grande rumeur parmi les capitaines, qui ne l'avaient eu que six mois pour égal. Mais, prenant leur parti en braves, les officiers victimes du passe-droit s'en adressèrent à eux-mêmes ce compliment de condoléance : — Quand on fait son chemin par l'épée, c'est plus lent que par le fourreau !

Un président au parlement, Chabenat, seigneur de Ronneuil, qui demeurait rue Richelieu, possédait un hôtel rue des Rosiers, 14, N'avons-nous pas des motifs personnels pour suivre avec plaisir, dans le présent travail, les traces des Chabenat de Ronneuil, alliés aux Le Feuve de la 3Ialmaison? Celui-là était acquéreur de Rriqueville, marquis de la Luzerne, maréchal-de-camp, dont la femme avait hérité du président Camus de Pontcarré, baron de Maffliers, son père. Un autre Camus de Pontcarré avait acheté de Gilbert des Voisins, avocat-général, celte maison, que la comtesse de Choiseul-Plessis-Praslin tenait elle-même de son père. Le Charron, seigneur de Plaisance, adjudicataire en 1611 sur Pierie l'Escalopier. Eu remontant beaucoup plus haut encore, nous trouvons qu'une donation de 6 sols de rente a été faite sur cette propriété, en 1237, aux frères de Sainte- Catherine-du-Val-des-Écoliers par le nommé Le Charpentier. Du même prieuré de Sainte-Catherine s'avouait tributaire pour le cens, en 16o8, Gilles Robert, docteur de la faculté de théologie de Paris, au nom de son père, Nicolas Robert, sieur de Lay, en raison d'une autre propriété, qui était grande, rue des Rosiers, en vue de celle des

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