‹ Les anciennes universités et la collation des gradesChapitre 16 sur 21 · Disons toujours : bien moins tolérantes · texte numérisé non relu

Disons toujours : bien moins tolérantes

L'opinion de M. Laferrière le conduit à une aberration semblable à celles de Michelet (1).

« La- liberté d'enseignement dans ôette organisation (du moyen âge), dit-il, ne se produisit d'abord que par un acte d'hérésie ou de schisme. Le résultat peut paraître bien surprenant à notre époque, où la liberté d'enseignement a été réclamée au nom de l'Église ; mais il est certain qu'en recherchant au moyen âge les origines de l'Université ou le caractère public historique de l'enseignement, on trouve, à l'origine de l'enseignement public et national, l'État et l'Église, et à l'origine de la liberté d'enseignement, l'hérésie (2). »

Il serait étrange vraiment qu'une des plus précieuses libertés eût pour origine l'erreur qui ne cause que le mal, surtout l'erreur formelle et opiniâtre de la révolte. Mais quel est donc cet acte d* hérésie ou de schisme qui aurait si certoine-

1. L'auteur renvoie à son histoire, tome XXVI, page 44, à un autre sujet.

Page 1