‹ Les anciennes universités et la collation des gradesChapitre 4 sur 21 · T. VII, p · texte numérisé non relu

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appelle la Charte apostolique touchant les règles et le mode d'honorer V étudiant des grades acadé-miques (1).

C'est dans cette bulle confirmée, en 1262, par un pape français, Urbain IV, qu'on rencontre, pour la première fois appliqué aux sciences sacrées, le titre de bachelier^ réservé jusqu'alors à ceux qui avaient fait leurs premières preuves dans les arts et métiers, ou dans le maniement des armes.

Quant au grade de Docteur ou de Maître^ il est difficile, d'après Crevier, de définir avec précision ce qu'il ajoutait à la licence, puisque ce dernier titre donnait pouvoir d'enseigner.

Du Boulay semble cependant répondre à cette question. Le chancelier, dit-il, donne licence d'enseigner par le pouvoir apostoliquet Mais c'est le corps qui admet le licencié parmi ses maîtres, le revêt de ses ornements, l'associe à

1. ApostoHcum diploma de forma et modo decorandi academicis gradibus scholastici. Index p. 6. N» 24.

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ses privilèges ; et tel est le caractère ccHistrtirtif du doctorat q[ui doit être conféré par ceux qui en sont déjà honorés.

L'abréviateur de du Boulay, Crevier, ajoute qui^ques détails sur ce qui se faisait de son temps : ce Le chancelier de Notre-Dame donne seul la licence ou permission, d'^enseigner la théologie, la médecine (le droit jusqu'en 1680) et enfin les lettres à la moitié de ceux qui, chaque année, se présentent pour acquérir le grade de maître es arts. Le Chancelier de Sainte-Geneyiève n'a dans son partage que Tautre moitié. (1) »

Ce droit lui avait été accordé, comme au représentant de la célèbre abbaye, immédiate et exempte, sur le terrain de laquelle avait reflué rUniversité.

Ces témoignages s'accordent très bien avec le cérémonial de la coUation des grades, tel qu'il nous a été décrit en 1517 par Robert

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