‹ Les anciens canadiens [microforme]Chapitre 9 sur 27 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ARCHÉ (seu/. I paraît triste et rêveur.)

ARCHÉ.—Après quinze ans d'absence, me voici

encore une fois sur ton sol, Ô Canada !.... Mais

hélas ! !! combien les temps sont changés!!! (Cepeudant cé paysage est toujours le même. Voici Lien la forêt où libre et léger j’ai poursuivi le gibier tant de fois avec mon ami, mon frère Jules d'Haberville. Plus loin, il me semble voir le manoir hospitalier de mon bienfaiteur, de mon père, le capitaine d'Haberville. C’est là que, pauvre orphelin, exilé, j'ai retrouvé une artre famille. ... Oh! mes amis, vos salons sont maintenant déserts et silencieux. Il ne sort plus une voix de ce promontoire dont l’écho répétait naguère vos joyeux accents, O amis généreux, vous qui avez ouvert ‘vos bras et vos cœurs à l'enfant proscrit, que direz-vous en apprenant que celui que vous avez tant aimé, vient après quinze ans d'absence, promener le :avage et la désolation dans vos paisibles domaines!!! Archibald, tu n'es qu’un lâche, un ingrat..:. Le ciel constant à te punir te poursuivra partout ; car il est écrit : ‘“ Qu'il soit maudit celui qui donne à l'ingratitude uné place dans son cœur !” (4/ors'ap5aratssent quatre Sauvages qui se précipitent du fond de da forêt sur l'étranger pensif, et qui ne s'apercoit pas

de leur arrivée. Ils tentent de le garrotter. Locheil se défend. Alors ils appellent au secours, s'en rendent enfin maîtres, malgré ses efforts désespérés, et 1l est enfin garrotté.)

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