CHAPITRE QUINZIÈME
(a) Historique. Plusieurs anciens habitants m'ont souvent raconté qu’alors, faute de moulins, ils mangeaient leur blé bouilli.
Les moulins à farine étaient peu nombreux même pendant mon enfance. Je me rappelle que celui de mon père, sur la rivière des Trois-Saumons, ne pouvant suffire, pendant un rude hiver, aux besoins des censitaires, ils étaient contraints de transporter leur grain soit à Saint-Thomas, distant de dix-huit à vingt milles, soit à Kamouraska, éloigné de quarante milles ; et il leur fallait souvent attendre de trois à quatre jours avant
d'obtenir leur farine,
(b) L'auteur n’a jamais ét6 crédule, c’est une faiblesse que personne ne lui a reprochée ; néanmoins, au risque de le
paraltre sur ses vieux jours, il va rapporter l’aneodote suivante,
telle que Ja racontait sa grand'mère maternelle et sa sui,
madame Jarret de Verchères, toutes deux filles du baron Lemoine de Longueuil, et sœurs de madame de Mézière, qui
. avec son enfant dans l’Augusie.
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