FRET SE
z4 Les Anciens Canadiens
mois que je ne vous ai vu! ma frine (foi), M. Jules, ça fait plaisir à voir.
José, quoique traité avec la bonté la plus familière par toute la famille d'Haberville, ne manquait jamais aux égards qu'il leur devait.
Une question n'attend pas l’autre; Jules s’informe des domestiques, des voisins, du vieux chien, qu'étant en trente-sixième, il avait nommé Æicer, comme preuve de ses progrès dans la langue latine. Il ne garde as même rancune au chat glouton qui, l'année précédente, avait croqué tout vif, un jeune rossignol privé, dont il raffolait et qu’il se proposait d'apporter au collége. Il est bien vrai que, dans un premier mouvement de colère, il l'avait poursuivi avec un gourdin sous les tables, sous les lits et même jusque sur le toit de la maison, où le méchant animal s'était réfugié, comme dans une forteresse inexpugnable. Mais il lui a pardonné ses forfaits, et il s’informe de sa santé.
— Ah ça! dit Baron le traversier, qui prenait peu d'intérêt à cette scène, ah ça! dit-il d’un ton bourru, quand vous aurez fini de vous lécher et de parler chien et matou, vous plairait-il d'avancer ? la marée n'attend personne.
Malgré l’impatience et la mauvaise humeur de Baron, {es adieux des jeunes gens à leurs amis de collége, furent
1 L'auteur met dans la bouche de José le langage des anciens habitants de nos campagnes, sans néanmoins s'y astreinûre toujours.
Il emploiera aussi, assez souvent, sans prendre la peine de les souligner, les expressions usitées par le peuple de la campagne.
APE us … A 2 2 2 AT RE AA ESPN TA A LR PE SU TE CA Ou
mpihetee jt»
| Re.