‹ Les anciens canadiens [microforme] (volume 3)Chapitre 4 sur 41 · A © OO · texte numérisé non relu

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à longs et touchants. Les régents les embrassèrent avec tendresse.

J | — Vous allez suivre tous deux la carrière des armes, 4 | leur dit le supérieur ; exposés, sans cesse, à perdre la vie sur les champs de bataille, vous devez doublement aimer ] et servir le bon Dieu. S'il est dans les décrets de la À Providence que vous succombiez, soyez prêts, en tout 3 temps, à vous présenter à son tribunal avec une conscience pure. Que votre cri de guerre soit : mon Dieu, mon roi, ma patrie !

| Les dernières paroles d’Arché furent :

| à — Adieu, vous tous qui avez ouvert vos bras et vos ; cœurs à l'enfant proscrit ; adieu, amis généreux, dont les efforts constants ont été de faire oublier au pauvre exilé qu'il appartenait à une race étrangère à la vôtre ! Adieu ! 4 Adieu ! peut-être pour toujours.

Jules était très-affecté.

— Cette séparation serait bien cruelle pour moi, dit-il, si je n'avais l’espoir de revoir bientôt le Canada avec le régiment dans lequel je vais servir en France. j

S'adressant ensuite aux régents du collége, il leur dit :

— J'ai beaucoup abusé de votre indulgence, messieurs, mais vous savez tous que mon cœur a toujours mieux valu que ma tête : pardonnez à l’une, je vous prie, en faveur de l’autre, Quant à vous, mes chers condisciples, ajouta-t-il d’une voix qu’il s’efforçait inutilement de rendre gaie, avouez que si je vous ai beaucoup tourmentés, par mes espiègleries, pendant mes dix années de collége, je vous ai par compensation fait beaucoup rire.

Et, prenant le bras d’Arché, il l’entraîna pour cacher son émotion.

Laissons nos voyageurs traverser le fleuve Saint-Lau. rent, certains de les rejoindte bien vite à la Pointe-Lévis

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