‹ Les anciens Canadiens [microforme] (volume 4)Chapitre 37 sur 37 · SKY · texte numérisé non relu

SKY

‘296 Le Acier “Cahnibièns ever du fauteuil où il était assis Arché à Jets dans ‘ses bras, et ils furent longtemps tous deüx Sans prononcer ‘une parole. D’Haberville, après un grand effort pour maîtriser son émotion, rombpit le premier le silence : —- Les moments sont précieux, mon cher Arché, et il m'importe beaucoup de soulever, s’il est possible, le voile ‘de l'avenir. Nous ne sommes plus dés enfants ; nous sommes des soldats combattant sous de glorieux étendards, frères d'affection, mais ennemis sur les Champs de bataille, Jai vieilli de dix ans pendant ma maladie : je ne suis plus ce jeune fou au cœur brisé, qui se ruait sur les bataillons ennemis en implorant la mort; non, mon cher frère, vivons plutôt pour voir de meilleurs jours: ce sont là tes dernières paroles, lorsque tu tonfiais ‘mon corps sanglant aux soins de mes grenadiers : ce sont là tes dernières paroles, et elles me font ‘espérer des temps plus heureux pour ceux qui n'ont pass cessé d’être frères par le sentiment.

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puis, avec honneur, me retirer de l’armée tant que la guerre durera ; mais advenant la paix, je me propose de vendre les débris de mon patrimoine d’Ecosse, d'acheter des terres en Amérique, et de m'y fixer. Mes plus chères affections sont ici ; j'aime le Canada, j'aime les mœurs douces et honnêtes de vos bons habitants ; et, après une vie paisible, mais laborieuse, je reposerai du moins ma tête sufle même sol que toi, mon frère Jules.

K — Ma position. 6st bien différente deja tienne, répliqua Jules. Tues le mütre ‘abiofu de to toutes tes actions ; moi, je-suis l’esclave des circonstances. Si nous perdons le Canada, il est tout. probable que la majorité de la noblesse canadienne émigrera en France, où elle trouvera amis et protection ; si ma famille est de ce nombre, je ne puis laisser l’armée, Dans le cas contraire, je reviendrai, après quelques années de service, vivre et mourir avec mes parents et mes amis ; et, comme toi, repèser ma tête sous cette terre que j'aime tant, Tout ; me fait espérer, mon frère, qu'après une vie très-agitée dans notre jeunesse, DOUS VEITONS plus tard de meilleurs

jours

cette après quelques années, elle aura changé de nom et de maitre.

qu'ils :

encore la Nouvelle-Frarice.

le dernier

colonie que l'on appelait Lorsque le lecteur les y retrouvera

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