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(ce) Quoique ami du progrès, je ne puis m'empêcher d'avouer qu'il y avait beaucoup de charme, de poésie même pour l& jeunesse, dans la manière primitive dont on passait les rivières, il y a soixante ans. Aucuns ponts n'existaient alors sur la rivière des Mères, sur les deux rivières vis-à-vis le village do Saint-Thomas et sur celle de la Rivière-Ouelle, Quant à cette dernière, comme je l'ai toujours traversée dans un bac, avec cheval et voilure, je n’en parle que pour mémoire. Il est vrai qu'elle avait aussi ses agréments : le câble était sujet à so rompre pendant la tempête, ou par la force ct la rapidité du courant ; et si, par malheur, la marée baissait alors, le bac et sa charge couraient grand risque d'aller faire une petite pro-
menade sur le fleuve Saint-Laurent, d'a entendu parler d'un
accident semblable, où plusieurs personnes faillirent perdre la
vie,
On passait les trois premières rivières à gué, quand les eaux êtaient basses, en sautillant dans la voiture comme un enfant qui marcherait pieds nus sur des écailles d’huitres ; mais c'était un plaisir pour la jeunesse, folle de la danse. Il arrivait bien parfois des accidents sérieux; mais ja vie n'est-elle pas semée
de ronces et d'épincs.
J'ai vü, un jour, mon père et ma mère verser en traversant e bras de Saint-Thomas ; mais ce n’était pas la faute de l'aimable rivière. Mon père conduisait deux chevaux un peu vioe
lents, attelés de front ; un des guides s'accrocha je ne sais à
quelle partie du harnais, une des roues de la voilure monta sur une roche énorme, et il fallut bien faire la culbute dans l’eau, ‘d'ailleurs très-limpide et peu profonde, mais très-solidement pavée de gros cailloux, Comme c'était à cette époque la seuia manière de traverser le Bras, je n’ai jamais oui-dire que mon
père lui ait gardé rancune; il s’en est toujours pris aux rênes
qu'il tenait en mains.
Mais, l’agrément ! ce que j'appelle agrément ! était de passer ces rivières quand les eaux étaient trop profondes pour leg
franchir à gué.
Un voyageur arrive au village de Saint-Thomas, dans une calèche, avec sa famille, Métivier, le seul et unique batelier,
demeure de l’autre côté de la rivière, et il n’est pas toujours
d'humeur accostable ; je dois, cependant, lui rendre la justice
de dire, qu'après maints signaux, et lorsque le requérant a les
poumons vides, ou peu s’en faut, le batelier se décide à donner
signe de vie en laissant la rive opposée dans une espèce de
< coque-de-noix qu'il affirme étre un canot.
Le plus difficile, d'abord, est de traverser la calèche beau:
coup trop large pour entrer dans la barque ; cependant, Métivier,
après avoir beaucoup pesté contre les voyageurs en général
qui se servent de voitures en dehors de toutes proportions
légitimes, et contre sa chienne de pratique en particulier, finit
par poser la calèche sur le haut du canot, les roues trainantes
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dans l'eau de chaque côté d'icelui. Il a beau protester ensuite qu'il n'y a aucun danger à faire le traj't avec une compagne aussi aimable, pourvu que l’on sache bien garder l'équilibre, personne ne veut encourir les risques ; et cela sous le vain prétexte que la rivière est très-rapide et que l'on entend lo bruit de la cataracte qui mugit comme un taureau en fureur à quelques arpents au-dessous du débarcadère. Comme personne n'a voulu servir de lest vivant, Métivier, 1 après avoir voué les peureux à tous les diables, jette quelques grosses pierres au fond du canot; et, comme l’acrobate Blondin, il sait si bien conserver l'équilibre, malgré les oscillations de ja calèche, qu'il franchit, sas plus de danger que lui, sinon lo ES
Niagara, du moins la Rivière-du-Sud.
Et le cheval maintenant! Ah! le cheval! c'est une autre affaire. 1l regarde tout, d’un air inquiet, il renâcle fréquemment, tandis qu'on le tient poliment par la bride, seule partie qui lui reste de son harnais. Comme il ne se souci guère de se mettre à l’eau, un combat toujours opiniâtre s'engage alors, <ntre la bèle et les gens, qui, à grands renforts de coups de
fouet, veulent l’obliger à traverser seul la rivière; mais, comme
1 Que la terre, qui recouvre le brave et honnète Métivier, lui soit légère! que ses mânes me pardonnent d'avoir évoqué son souvenir ! Sile voyageur ingrat l’a oublié, je me plais, moi, à le faire revivre dans cette note: il a fait
‘étrograder de soixante et quelques années l'ombre qui marque les heures sur lo cadran de ma vie. Ce n’a été, il est vrai, que pendant ur. instant; mais quel instant précieux pour le veillard que celui qui lui rappelle quele ques bonnes jouissances de sa jeunesse.
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z82 Les Anciens Canadiens
il se trouve le plus #altraité, il finit par succomber dañs la lutte, se jette à la nage, se promettant bien, sans doute, de prendre sa revanche à l'autre rive où on le guctte. Aussi a-t:il bien soin de ne jamais prendre terre où ses ennemis l'attendent, ; Oh! comme je riais de bon cœur, iorsque je voyais l: noble onimal, libre de toute entrave, franchir les clôtures, courir dans les champs et dans les prairies pendant que ses ennemis suaient à grosses gouttes pour le rattraper,
J'ai dit plus haut que j'étais ami du progrès : j> me rétracte, La civilisation a tué la pofsie: il n’y en a plus pour le voyagour, Belle prouesse, en effet, exploit bien glorieux que de passer sur un pont solide comme un roc, et assis conforathlement dans une bonne voiture! Aussi dois-je garder de la rancunce à M. Riverin qui, le premier, vers l'année 1800, a privé le vovageur du plaisir de passer la rivière des Mères avec ses ancicns agréments. J'ai, de même, beaucoup de peine à pardonner à M. Fréchette qui, en l'année 1813, a construit le superbe pont sur la Rivière-du-Sud, dont s'énorgueillit le village de Montmagny. Je crois encore en vouloir davantage au seigneur de la Rivière-Ouelle, d’avoir construit un pont magnifique sur la rivière du même nom. Il y avait tant d'agrément à häler, en chantant, le câble de l’ancien bac, après avoir failli verser de voiture en y embarquant. On a proclamé bien haut que ces messieurs avaient été les bienfaiteurs de leur paysi ienfuie
teurs? oui, mais, poètes ? non.
(à) Je descendais, péndant une belle nuit du mois de juin de d'ansée 1811, à la cour de circuit de la paroisse de Kamouraska.
Le conducteur de ma voiture était un habitant de la paroissé de Saint-Jean-Port-Joli, nommé Desrosiers, homme non-seuiement de beaucoup d'esprit naturel, et d'un jugement sain, mais aussi très-facétieux. Je le fis asseoir à côté de moi, quoiqu'ii s’en défendit d'abord : mon père el ma mère m'avaient accoutumé, dès l'enfance, à traiter avec beaucoup d'égards nos respeclables cullivateurs, Je ne me suis jamais aperçu que celte conduite nous ait fait moins respecter de celte classe
d'hommes estimables:; bien au contraire,
Après avoir épuisé plusieurs sujets, nous parlämes des revenants, auxquels Desrosiers croyait mordicus, avec une espèce
de raison, appuyée sur une aventure qu'il me raconta.
— Je rencontrai, un soir, me dit-il, un de mes amis, arrivant d’un long voyage. C'était auprès d'un jardin où avait été enterré un Canadien rebelle, auquel le curé de la paroisse avait refusé
de donner la sépulture ecclésiastique. 1 11 y avait longtemps
1 On remarquait autrefois plusieurs dé ces tombes, le long d'A la côte du Sud. C'était celles d'un certain nombre de C'anadiens rebelles, qui, pendant la guerre de 1775, avaient pris fait et cause pour les Américains, et auxquels leurs curés avaient été obligés, quoique bien à regret, de refuser la sépulture ecclésiastique, à cause de leur obstination à ne vouloir pas reconnaître leu ærreur, Ces infortunés, ayant appris que les Français combattaient pour 12 sause de l'indépendance, s'iriaginèrent, à l'époque de l'invasion de 1775
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- que nous ne nous élions vus, et nous nous assimes sur l'herbe pour jaser. Jo lui dis, dans le cours de la conversation que Bernuchon Bois élait mort.
" . — Est-il trépassé, dit-il, avec sa grande pipe dans la bouche, qu'il ornait de toutes les plumes de coq vertes et rouges qu'il pouvait ramasser ?
— Oui, lui répondis-je en badinant: j2 crois qu'il ne l'a Jächée que pour rendre le dernier soupir,
Et là-dessus nous nous mimes à faire des charades qui r'avaient plus de fin.
Vous savez, monsieur, ajouta Desrosiers, que les habitants se servent toujours de brulols bien courts : c'est plus commode pour travailler; mais le défunt Bernuchon était un homme glorieux, qui portait haut, et il fumait constamment, même
pendant les jours ouvriers, avec une longue pipe; il en avait
qu'en se rangeant du côté des Américains, ils verraient bientôt venir les Français derrière eux. Le souvenir de la conquète était, en effet, bien vivace alors, et les persécutions du gouvernement n'avaient pas peu contribué à attiser les haines invétérées des Conadiens contre les Anglais, 1 était donc bien naturel de voir les malheureux vaincus tourner leurs regards attristés vers l'ancienne patrie, d'où ils espéraient toujours voir revenir ‘“ leurs gens.” On rapporte qu'un des rebelles étant à son lit de mort, le curé vint l'exhortor à avouer sa faute, Le mouraut se soulève à demi, et le regarde d'un air de mépris en lui disant : ‘“ Vous sentes l'Anglais ! * Puis il se retourne du côté de la muraille et expire.
en
[ en outre une, pour les dimanches, ornée comme l'avait dit mon a ami. Les jeunesses s'en moquaient, mais il ne voulait pas en démordr:. Tous ces badinages étaient bons de son vivant; mais c'était très-mal à nous de le charader, quand il était à dix
pieds de nous bien tranquille dans son cercreil, Les morts il sont rancuneux, et ils trouvent toujours le moyen de prendre leur revanche : on ne perd rien pour attendre; quant à moi, je 4 n'attendis pas longtemps, comme vous allez voir, 11 faisait une chaleur étouffante du mois de juillet ; le temps ai se couvrit tout-à-coup, si bien qu'en peu d'instants il fit aussi noir que dans le fond d’une marmite. Un éclair dans le sud nous annonça l'orage, et mon ami et moi nous nous séparimes (s après avoir bien ri du défunt Bernuchon et de sa grand'pipe. 18 | à \ T. J'avais près de trois bons quarts de heue pour me rendre Le chez moi, et plus j'avançais, plus je me trouvais mal à l'aise it de m'être moqué d’un chrétien qui était défunté..….…. Boum boum! un coup de tonnerre; le pas commence à me ralentir : j'avais une pesanteur sur les épaules. Je faisais mon possible | ] pour kâier le pas, je pensais toujours au défunt et je lui faisais à ben des excuses d'en avoir fait des risées. Cri! cra! cra! un nc épouvantable coup de tcnnerre, et je sens aussitôt un poids ke énorme sur mon dos, et une joue froide collée contre la mienne; r- je ne marchais plus qu’en tricolant, in ne
Ce n'était pourtant pas, ajouta Desrosiers, la pesanteur de
ne
son corps qui me faliguait le plus: c'était un petit homme
chétif de son vivant; j'en aurais porté quatre comme lui, sans
me vanter ; etil devait encore avoir pas mal racorni depuig
trois ans qu'il était dans la terre. Ce n'était donc pas sa
pesanteur qui me fatiguait le plus, mais... Tenez, monsieur,
faites excuse si j2 suis obligé de jurer ; je sais que ce n’est pas.
poli devant vous.
Le
— À votre aise, mon cher Desrosiers, lui dis-je; vous contez
si bien, que je consentirais à vous voir souffrir quelques mois
de purgatoire, plutôt que de supprimer les moindres circons-
tances de votre intéressante aventure.
Î — C'est de votre grâce, monseigneur, répliqua-t-il tout fier
de mon éloge.
Desrosiers, se faisait courtisan: je n'étais alors seigneur qu’en perspective. Si je lui eusse demandé l’heure, il m'aurait probablement répondu : l'heure qu'il plaira à votre seigneurie, comme fit à Sa Majesté Louis XIV, je ne sais quel courtisan, d’une flatterie sans pareille,
Desrosicrs, alors, libre de toute entrave, grâce à ma libéralité de vingt-cinq ans, continua son récit dans les mêmes termes 2
— Ce n'était donc pas sa pesanteur qui me fatiguait le plus, mais c'était sa s...ée pipe, qui me battait continuellement le long de la gueule,
tez ois.
ns-
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le
= Certes, lui dis-je. un évêaue mème vous pardonnerait, je crois, ce juron.
Et me voilà pris d'une telle fougue de rire, que je ne pouvais plus m'arrèter. C'était ce bon, ce franc rire de la jeunesse, alors que le cœur est aussi léger que l'air qu'il respire. Mon compagnon ne partageait guère mon hilarité, et paraissait au contraire très-mécontent, |
: Je voulus ensuite le badiner en lui disant que c'était, sans doute, un mendiant qui, n'ayant pas les moyens de payer la poste, lui avait mgnté sur les épaules pour voyager plus à l'aise, Et je recommencai à rire de plus belle.
Entin, voyant qu'il me boudait, je tâchai de lui faire comprendre que tout ce qui lui était arrivé était très-naturel ; que les impressions de son enfance, que la ferme croyance où il était que les morts se vengent de ceux qui s'en moquent, que l'état pesant de l'atmosphère, que le coup de tonnerre qui l'avait probablement électrisé, avaient causé ce cauchemar; qu'aussitôt que la peur maitrisait un homme, il ne raisonnait guère plus qu’un cheval saisi d’'épouvante, qui va follement se briser la tête contre une muraille.
— Ce que vous me dite là, monsieur, fit Desrosiers, a bien du bon sens, et je me rappelle, en effet, qu'étant enfant, je me réveillai, la nuit, en peur; j'étais dans les bras de ma mère
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qui tâchait de me consoler, ce qui ne m'empêchait pas de voir toujours notre gros bœuf rouge qui voulait m'encorner, et je continuai à crier longtemps, car il était toujours là qui me menaçait. :
: Je sais que les gens instruits ne croient pas aux revenants, ajouta-t-il ; ils doivent en savoir plus long que les pauvres ignorants comme nous, et je pense vraiment que le tout était, l'effet de mon imagination effrayée, N'importe, une fois dans ma maison, je fus un peu soulagé; mais je ne fus débarrassé de Bernuchon et de sa... j'allais encore jurer,
— Ne vous gènez pas, lui dis-je ; je trouvê que vous jurez avec beaucoup de grâce, et que votre récit perdrait infiniment. \ de son sel sans cela. spa
— Non, non, fit Desrosiers; vous en parlez à votre aise, vous, avec vos quelques mois de purgatoire qui ne vous feront pas grand mal. Je vois maintenant que chacun pour soi est Ja meilleure des maximes. Je concluerai donc en disant que je ne fus débarrassé de Bernuchon et de son insécrable vive que dans mon lit, à côlé de ma femme,
Pourriez-vous me dire, vous qui êtes un avocat d'esprit, continua mon compagnon, qui me conservait un peu de rancune, si chaque religion a son enfer ?
— Comment! chaque religion son enfer? dis-je.
à at.
— Oui, monsieur; un enfer pour les catholiques, un enfer pour les protestants, un enfer pour les juifs, et chacun à son à-part ?
H — Je ne suis guère versé dans la théologie, repris-je pour le
faire parler ; pourquoi me faites-vous celte question ?
— Ah dame! voyez-vous, quand le bétail est bien nombreux, il faut bien faire des séparations dans les écuries et dans les étables. Mais ce n'est pas cela qui m'inquiète le plus ; ce sont ces pauvres protestants qui doivent avoir un enfer bien rude à endurer, eux qui ont aboli le purgatoire, et qui sont si tendres à leur peau, qu'ils ne veulent ni jeûner, ni faire carëme : ça doit chauffer dur, allez. Vous comprenez, n'est-ce pas, que les plus grands pécheurs de notre religion font toujours un petit bout de pénitence de temps à autre ; autant de pris, autant de payé, et notre enfer doit moins chauffer.
— Savez-vous, Desrosiers, lui dis-je, que vous m'inquiétez.…. — Ne soyez pas en peine, monsieur; les avocats ne seront pas logés dans le grand enfer avec les auires, ils auraient bien
vite tout boulversé avec leur chicane, si bien que salan n'aurait pas assez de diables pour faire la police.
— Qu'en ferez-vous donc? m'écriai-je en éclatant de rire.
— Ils auront leur petit enfer, hien le, bien chauffé, bien
des Anciens Canadiens
éclairé mème pour se voir mieux, où, après avoir mangé les pauvres plaideurs sur la terre, ils se dévoreront à belles dents, sans que le diable s'en mêle.
| Desrosiers s'était vengé de moi. Ce fut à son tour de rire, et je fis chorus de grand cœur.
| — Maintenant, lui dis-je, que vous avez disposé si charitable-
ment des avocats, que ferez-vous des docteurs ?
* —Il ne faut pas dire du mal de son prochain, reprit-il. (Desrosiers ne comptait pas, à ce qu'il parait, les avocats comme son prochain). Je n’en connais qu’un âgé de quatrevingts ans, et j'espère que le diable lui fera avaler toutes les pilules de terre glaise qu’il a fait prendre à ses malades: ma | pauvre femme en a pris six pour sa part d’une haleinée, et a pensé en crever à la peine. 1 Il lui avait cxpressément recommandé de n’en prendre qu’une à la fois, soir et malin, mais comme il la soignait à l’entreprise, elle croyait, avec raison, que c'était pour ménager ses remèdes, et elle se dit en englobant les six boulettes d'une gueulée : je vais l’attrapper, et il faudra Lien qu'il m'en donne d'autres.
Le soleil, qui s'était levé radieux sur les côtes de Pincourt,
f | 1 Un docteur pesait, avec précaution, une dose d'émétique pour un habi-
tant, en pésence de l’auteur :—Allons-donc, M. le docteur, dit Jean-Baptiste, on vous paie bien: donnez bonne mesure ! rs
nts,
ire,
Voici dans quelles circonstanc des chasseurs qui faillirent & C'était vers l’année ls 17, lort-Joli, M, Cha:
Les Anciens Canations
éclairait alors nn des p'us beaux s
notre Conversation. Nous étions à Kamou
S nouvelles, à expédier en deu juges, avocats et grefliers.
récemment admis au barre mondon et moi,
cents cause X jours, attendaient tions que Quatre au, MM. Vallière, Le et nous fimes }
Nous n'é avocats Blond, Pla.
F | lonneur à toute cet
Le besogne,
de nos Pauvres clients, Comme
connu dans les Paroisses d'en
presque toutes Jes Causes, j'ai
le Desrosiers membres du barreau,
e Cour de tourné seulement,
Partis de 6 qui se tenait
dans Ja Paroisse (y un immense arrondissement.