QUIMPER
Gaufridus Le Maroc, jDerfectus clericus, vii* conversationis honeste, doctor sacre pagine.
Thcobaldus de Malestricto, vir nobilis, qui de cpiscopatu Trecorcnsi fuii; Iranslatus ad istam occlesiam. Moritur anno M°CCCCVIII°.
Gacianus de Motellis, sagax et discretus, de civitate Nannetensi, qui por octo annos et XXVIII dies laudabiliter istam Corisopitensem rexit ecclcsiam, cuius vostas supei' choriim et pliira alia opéra durante dicto tcmporo iieri fecit, molendinaqtie iuxta domum episcopalcm incepit edificare.ln quorum edificatione operatus, pro coraplemento eorum cotidie inslstens (1), ab hoc seculo migravit in villa de Fougères Redonensis diocesis, die XV mensis octobris. Et deinde in ipsa ecclesia , ia nova capella béate Marie, ante altare fuit inbumatus, die XX mensis predicti , anno Domini inillesimo CCCC" XVI». In cnius et benefactorum per eum dicte ecclesie memoriara débet qualibot die dominica ad stationena processionis in dicta ecclesia pro ipso specialiter Deus exorari et ita consuetum est fieri (2).
L'évèque Radulfus, auquel s'arrête, de première main, le catalogue du cartulaire de Quimperlé, mourut en 1158.
Depuis le commencement du onzième siècle, c'est-à-dire depuis Bundic, évèque et comte de Cornouaille (n° 13), les listes sont d'accord avec les documents et vérifiées nom par nom. Pour la période antérieure le contrôle est très difficile.
L'évéché de Quimper existait sûrement avant les « réformes )) de Nominoé. Le titulaire de ce siège, Félix episcojms Corisopitensis , fut au nombre des prélats dépossédés alors, soi-disant pour cause de simonie, en réalité pour des raisons politiques (3). A.vant Félix, aucun écrit authentique ne nous fournit le nom d'un évèque de Quimper. La tradition attribue à saint Corentiu la fondation de ce siège; outre qu'elle n'a pas de documents que l'on puisse faire remonter sûrement au delà de- la date où atteignent nos
(1) insistcntibus cod.
(2) Suit un état des largcssos testamentaires faites par l'évèque défunt à la cathédrale.
(3) C'est sans doute lui qui se trouvait à rassemblée de Thionvillc, en 8:55, en compagnie d'Ermor, évèque d'Alet {Acla SS. O. S. B. , t. IV, part. Il , p. 202).
catalogues , elle est fort embrouillée et inexacte dans les détails. On peut admettre que Corentin a été évêque de l'ancienne civitas Coriosopitum; qu'il en ait été le premier évêque , c'est autre chose. On n'a nullement le droit d'abaisser jusqu'à la fin du cinquième siècle ou au commencement du sixième la fondation de cet évêché.
Après Félix, les chartes de Redon mentionnent un Aneweten ou Huarnuethen , en 853 et en 860. C'est sans doute le n° 6 du catalogue. On voit , et par ce fait et par l'omission de Félix, combien ce catalogue est incomplet pour le commencement. Félix fut rétabli sur son siège en 866 par le « roi » de Bretagne Salomon (1). Depuis cette date jusqu'au onzième siècle et surtout jusqu'au milieu du dixième, l'histoire des évêques de Quimper est enveloppée de la plus profonde obscurité.
(1) Conciles, Hardouin, t. V, p. 628.
L'ancienne province de Lyonnaise troisième, formée vers l'année 385, comprenait neuf cités. Les évêchés dont nous avons étudié les catalogues correspondent à six ou plutôt à sept d'entre elles, ainsi qu'il suit :