Pausanias, VII
LÉLÈGES 111
Chios, à Samos, où il y avait un temple de Hêra ' bâti par eux.
Mais ils avaient aussi de nombreux établissements sur le continent grec : en Béotie, Locride, Etolie, Acarnanie ~; en Mégaride ^, Laconie ^ et Messénie ^. On considérait, au iv^ siècle, les Locriens comme des Lélèges ; Locros est un roi des Lélèges *'. Les Lélèges et les Curetés avaient chassé les Pélasges de Thessalie ~.
Les Lélèges étaient, dans VIliade, apparentés aux Troyens. Leur chef. Allés, qui habitait Pédasos, au pied de l'Ida, avait marié sa fille à Priam. Déjà, à l'époque de la guerre de Troie, leur puissance était bien diminuée, car ils ne sont point nommés dans le Catalogue où, au contraire, les Pélasges sont mentionnés comme formant des tribus redoutables s. Au temps de Strabon, on ne trouvait plus de Lélèges, et le géographe grec supposait, pour expliquer pourquoi ils avaient pu disparaître complètement, que c'était un peuple formé de la réunion d'éléments divers, rapidement dissociés ^. Certains auteurs les identifiaient avec les Cariens"^ ; dans le territoire de Milet, il y avait, encore au temps de Strabon, des habitations dites des Lélèges, et, sur plus d'un point de Carie, des tombeaux et des forts abandonnés, que l'on attribuait aux Lélèges ^'.
1. Hérodote, I, 171. Ménodote, fr. 1 [F. H. G., III, p. 103). Athénée, XV, p. 672 b.