‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 102 sur 303 · Hérodote, I, 171. Strabon, XIII · texte numérisé non relu

Hérodote, I, 171. Strabon, XIII

11. Strabon, VII, 7, 2; cf. XIII, I, 59. Paton {Journal of Hellenic

Tout ce que 1 on en peut conclure, c'est que les Lélèges ont occupé la Carie. Au temps de l'historien Philippe de Suangela, qui avait composé un traité sur les Cariens, les Lélèg-es servaient d'esclaves aux Cariens, comme les hilotes aux Lacédémoniens '. Mausole, roi de Carie, avait annexé six de leurs villes à Halicarnasse 2. A Tralles, le meurtre d'un Lélège se rachetait par un boisseau de lentilles -^

Quelque values que soient les traditions relatives aux Lélèges, on y démêle cependant quelques traces d'histoire, et le témoignage de l'historien Philippe, qui avait vu des Lélèges, ne permet tout de même pas de révoquer en doute, comme l'ont fait certains critiques, l'existence de ce peuple. On peut seulement s'étonner qu'Hérodote, qui connaît les Pélasges, ne dise mot des Lélèges. Il les comprend sans doute dans la foule des peuples barbares anonymes qui ont contribué à former la nation hellénique ^.

Les historiens modernes ont proposé diverses hypothèses sur l'origine des Lélèges. D'après Deimling, les Lélèges sont des Asiatiques de même race que les Grecs. Thirhvall les regardait comme apparentés aux Pélasges ou aux Grecs ■\ D'autres ont confondu les Pélasges avec les Lélèges, en remarquant que ces deux peuples sont souvent juxtaposés ou pris les uns pour les autres ^ : en Carie, les anciens habitants étaient pour la plupart Lélèges et Pélasges"; Antandros appartient aux Lélèges d'après Alcée 8, aux Pélasges d'après Hérodote ^ ; le Péloponnèse

studies, VIII (1887), p. 64) croit avoir découvert à Assarlik, près de Myndos, de ces tombes lélèges.

i. Athénée, VI, p. 271 b.

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