‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 105 sur 303 · Phérécyde, fr. 111 (F. //. G., I, p · texte numérisé non relu

Phérécyde, fr. 111 (F. //. G., I, p

10. Hérodote, I, 171. Cf. Strabon, XIV, 2, 27. Thucydide, 1,4. Pausanias, VII, 3, 7.

Lorsque, en 420, l'île de Délos fut purifiée par les Athéniens et qu'on enleva toutes les tombes qui s'y trouvaient, on constata que plus de la moitié appartenaient à des Cariens, à en jug^er par la forme des armes qu'elles contenaient et par la manière dont, encore à cette époque, ce peuple enterrait les morts '. Les Cariens habitaient Samos au temps où Patroclès et Tembrion y envoyèrent une colonie ~. Ils avaient fondé Epidaure et Ilermione ^' en Argolide. A Mégare, l'acropole s'appelait encore Carie au temps de Pausanias *. Leurs conquêtes en Grèce continentale avaient été faites sur les Lélèges et les Pélasges '.

Les Cariens furent chassés des îles par les Doriens et les Ioniens, et c'est alors, rapportaient les Cretois, qu'ils passèrent en Asie Mineure. Mais les Cariens se disaient autochthones et prétendaient être apparentés aux Mysiens et aux Lydiens ^, quoiqu'ils ne parlassent pas la même langue, Car, fils de Phorôneus, étant frère de Lydos et de Mysos.

On attribuait aux Cariens l'invention des panaches de casques, l'ornementation des boucliers par des figures, et l'addition au bouclier d'une poignée en cuir '^. Ils semblent aussi s'être adonnés à la fabrication des ivoires polychromes^. Leurs lois étaient en usage en Lycie en même temps que celles des Cretois ^ .

, Quelques inscriptions cariennes ont été découvertes ; elles sont écrites dans un alphabet apparenté à l'alphabet grec,

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