Diodore, Ili
S. C'est le nom de la mère de Pélasgos (Denys d'Halicarnasse, I, 17) et de la ville qu'habitaient les Pélasges homériques {Iliade, II, 841. Cf. Strabon, XIII, 3, 2. Denys, I, 21). . 9. Fick, Vorgriechische Ortsnamen, p. 104-107; 144-14.Ï.
avoir été donnés par imitation. Les noms des cinq villes pélasgiques de TAthos que nomment Thucydide et Strabon, se retrouvent dans des endroits où la présence des Pélasges est attestée : en Crète, en Phocide, en ïhessalie, en Lydie et en Carie ^ ; mais ces noms peuvent être antérieurs aux Pélasges. D'autre part, des populations pélasgiques sont dissimulées sous d'autres noms ethniques ; du temps où les Pélasges possédaient Athènes, ils s'appelèrent successivement Kpavaci, Cécropides ou Athéniens ^.
Des inscriptions, découvertes à Lemnos et jusqu'ici inexpliquées, sont peut-être en langue pélasg-e ; elles sont écrites en caractères g-recs de la fin du vi* siècle 3; et il semble qu'elles présentent quelques analogies avec l'étrusque, sans être identiques à celui-ci '^.
La seule date à laquelle nous puissions rattacher l'histoire des Pélasges en Grèce est due à la tradition du déluge d'Ogygès, qui aurait eu lieu en Attique lorsque Phorôneus, père de Pélasgos, régnait à Argos, mille vingt ans avant la première olympiade, ou en 1796 avant notre ère ^.
Le problème pélasge ^ a longtemps occupé les historiens et les philologues modernes. Niebuhr ^ faisait des Pélasges le peuple le plus répandu en Europe avant le commencement de l'histoire grecque. Les Grecs n'auraient connu que les débris de leur domaine. D'autres, au contraire, ont