Hérodote, VIII
3. Cousin et Diirrbaeh, Bulletin de correspondance hellénique, X (1886), p. 1 et suiv. C. Pauli, Altitalische Forschungen, II.
4. Cf. A. Cuny, Revue des études anciennes, X (1908), p. 275-280. A. Torp, Kongelige Danske Videnskahernes selskabs Skrifter, 1903, II, 4. Hirt, Die Indogermanem, p. 567-568.
5. Acusilas, fr. 14 (F. H. G., I, p. 102). Castor, fr. 15 {Ctesiae fragmenta, p. 176).
6. Hesselmever, Die Pelasger Frage und ihre Lôsbarkeit, Tubingue,
7. Niebuhr, Histoire romaine, trad. de Golbéry, I, 1830, p. 40-76.
pensé, avec Grote ^ que « les Pélasges ne sont qu'un nom, tiré d'un certain nombre de lég-endes contradictoires par des logographes qui s'en servirent pour composer une histoire supposée, et si quelqu'un incline à appeler pélasgique, en Grèce, la période antéhellénique non connue, il est libre de le faire, mais c'est là un nom qui n'entraîne pas avec lui d'attributs positifs et qui ne nous fait pas entrer plus profondément dans l'histoire réelle ». D'autres, enfin, ont tout simplement identifié les Pélasges aux Grecs les plus anciens, parce que les Grecs rattachaient au nom des Pélasges les plus anciens souvenirs de leur histoire -.
Mais il ne faut pas oublier que, du temps d'Hérodote, il y avait des Pélasges à Placia et à Scylace sur la Propontide, ainsi qu'à Grestone, près du golfe Thermaïque. Thucydide atteste la présence des Pélasges dans la presqu'île de l'Athos et rappelle que les Pélasges habitèrent jadis Lemnos et Athènes. Les Pélasges sont certes plus qu'un nom, et on ne peut, raisonnablement, mettre en doute leur existence. Les traditions qui les concernent ne doivent donc pas être rejetées; peut-être est-il permis de penser que leur puissance a été quelque peu exagérée et qu'il ne faut pas attacher un sens littéral aux développements lyriques des poètes grecs qui célèbrent l'étendue de leur empire ^. Hérodote, déjà, semble dire que les Pélasges ne s'étaient jamais agrandis ^.
D'autre part, on a rapproché le nom des Pélasges de celui des Pélagones, qui désignait quelquefois les Péoniens,