ÉOLIENS
Thessalie. Ils occupaient l'Eolide autour des monts Didymes. Ils en furent chassés par les Thesprotes, et, en compagnie des Béotiens d'Arnê, soixante ans après la prise de Troie, ils passèrent en Etolie. Ils y trouvèrent établis des Epéens avec qui ils partagèrent le pouvoir jusqu'à ce qu'ils furent vaincus par Alcméon et Diomède. D'autres Eoliens descendirent en Béotie, mais ne tardèrent pas à en émigrer ^.
Une première expédition d'Eoliens, sous la conduite d'Oreste, s'arrêta en Arcadie, où Oreste mourut. Son fils Penthilos conduisit les Eoliens et les Béotiens en Thrace à l'époque (soixante ou quatre-vingts ans après la guerre de Troie), où les Héraclides rentraient dans le Péloponnèse, et, de là, il passa en Asie, Archélaos et Graos, fils de Penthilos, continuèrent l'œuvre de leur père en transportant les Eoliens en Asie Mineure et à Lesbos. Enfin, deux autres descendants d'Agamemnon, Cleuas et Malaos, après avoir séjourné en Locride, passèrent à leur tour la mer et s'établirent en Troade -. Leurs villes les plus anciennes étaient au nombre de douze ; elles étaient situées au nord des cités ioniennes ; en comptant les villes de la Troade et celles des iles de Lesbos, de Ténédos et des cent îles on arrivait au nombre d'environ trente. Smyrne, qui était à l'origine une ville éolienne, fut prise par les Ioniens -^ de Golophon.
Les dialectes eoliens étaient, à lépoque historique, parlés sur la côte d'Asie Mineure (de Smyrne aux bords de l'Hellespont), dans l'île de Lesbos, en Thessalie, et en Béotie ; ces trois dialectes sont assez divergents '*. Une inscription ionienne de Chios présente des traces d'éolien ^.
1. Hérodote, VII, 176. Thucydide. |I, 12. Diodore, IV, 67. Strabon, IX, 3, 12; X, 3, 4. Pausanias, X, 8, 4.