Strabon, VIII, 7, 1-3. Hérodote, I
Les Achéens avaient fondé des établissements en Crète ^ ; dans le sud de l'Italie 2 : à Sjbaris (720), Grotone (710), Métaponte, Poseidônia (Paestum) ; à Ithaque ^ ; à Zacynthe ^ ; à Soli en Cilicie •''. Ils précédèrent les Doriens dans les Cyclades du Sud. Ils avaient peut-être pénétré jusqu'en Scythie ^.
L'archéologie, qui leur attribue la civilisation mycénienne, permet de préciser quelques traits de leur ancienne histoire. C'est au cours du premier âg^e du bronze qu'ils descendirent dans le Péloponnèse. Installés à Arj^os et à Tirynthe, ils furent pénétrés par la civilisation minoenne, mais l'adaptèrent aux traditions locales. On trouve leurs traces dans les Cyclades, en Crète, en Chypre, en Grande- Grèce. Avec d'autres peuples de la mer, ils avaient attaqué l'Egypte vers le xiii*^ siècle'. L'expédition contre Troie marque le déclin de leur puissance^. Il est probable que le dialecte g-rec parlé par eux est celui que les Arcadiens, alors établis sur la côte, portèrent dans l'île de Chypre, à une époque où l'alphabet grec n'y avait pas encore remplacé l'alphabet syllabique. Le pamphylien, qui est étroitement apparenté à l'arcado-chypriote, est sans doute aussi un ancien dialecte achéen. Mais il ne semble pas que l'Achaïe ait gardé même quelques traces de la langue des anciens Achéens ^.