PHRYGIENS
avant notre ère. les autres de l'époque romaine. Quelquesunes sont bilinf>ues '. Elles sont écrites dans un alphabet dérivé du grec. La langue se rattache au g-roupe européen, car elle connaît la voyelle e ; mais elle traite les gutturales comme le sanskrit, l'iranien et le slave (groupe satem). D'autre part, Platon - semble dire que le nom du chien, en phrygien, commençait par k, ce qui amènerait à croire que le phrygien traitait les gutturales comme le grec, le latin et le celtique (groupe centum). Le mélange des peuples et des langues en Asie Mineure peut expliquer cette contradiction. Les gloses phrygiennes 3 sont peu nombreuses.
Les Phrygiens ayant envoyé des colonies en Arménie ^, on peut être tenté de rapprocher le phrygien de l'arménien ancien. Mais ce dernier ne nous est connu que depuis le v*^ siècle après notre ère ^ sous une forme très différente de celle qu'offrent les restes du phrygien, et, d'ailleurs, il semble que, du point de vue phonétique, le phrygien se sépare nettement de l'arménien '\ On a cependant remarqué des rapports de vocabulaire entre l'albanais et l'arménien, qui pourraient fortifier l'hypothèse d'après laquelle l'albanais serait l'ancien thrace, et l'arménien le phrygien.
Dionysos (ou un dieu analogue) était adoré par les Phry-
p. 1.38; Zeitschrift fur vergleichende Sprachforschung, XXVIII, (1887), p. 381-400. Ilirt, Die Indogermanen, p. 595-598.
1. A. Torp, Beltvage ziir Kundt der indogermanischen Sprachen, XXVII (1912), p. 280-290.