‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 185 sur 303 · Éphore, fr. 38 [F. H. G., I, p. 243). Cf. Diodore, H · texte numérisé non relu

Éphore, fr. 38 [F. H. G., I, p. 243). Cf. Diodore, H

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l'ouest, au sud et à lest. Du coté du nord, les voisins des Scythes étaient les Agathyrses, peuple elïeminé, qui portaient des ornements en or et dont les coutumes se rapprochaient beaucoup de celles des Thraces ; les Neures, qui passaient pour pouvoir se métamorphoser en loups, mais avaient les mêmes usages que les Scythes ; les Mélanchlaines (Manteaux-Noirs), qui suivaient aussi les coutumes scythiques ; les Androphages (mangeurs dhommesj, nomades et sans lois, dont les habits ressemblaient à ceux des Sc^'thes, mais qui avaient une langue particulière '.

La plus ancienne mention des Scythes est dans un fragment d'Hésiode cité, d'après Eratosthène, par Strabon -, et où les ^/.jOat 'l~-r,^^S/.';oi sont nommés en même temps que les Ethiopiens et les Ligyes. 11 est, d'après cela, vraisemblable que les 'l~~r,iJ.o'K-^oi de Viliade, qui se nourrissent de lait et sont les plus justes des hommes •^, sont les Scythes. Hérodote et Hippocrate ' ont exposé en détail leurs mœurs et leurs coutumes.

Il y avait des Scythes laboureurs établis à l'est du Borysthène, mais ils cultivaient le froment pour le vendre et non pour le manger. La plus grande partie des Scythes étaient pasteurs et nomades. Ils demeuraient dans des chariots à quatre ou à six roues, impénétrables aux intempéries et partagés en chambres comme des maisons ; ces chariots étaient traînés par deux ou trois paires de bœufs sans cornes. Les femmes et les enfants restaient dans les chariots, pendant que les hommes les suivaient à cheval, poussant devant eux leurs troupeaux de gros et de petit bétail. Ils séjournaient au même endroit tant que le fourrage y suffisait à la nourriture de leurs bestiaux ; quand tout était consommé, ils se transportaient ailleurs.

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