Justin, XLI
5. Hippocrate, Des airs, 18. Voir ci-dessus, p. 67. Certains ethnographes, s'appuyant sur la description d'Hérodote, rapprochent les Scythes des peuples de l'Asie septentrionale et centrale.
comme "Atj~-o'jp'{o:, ïixiy.z-y.7r.oq semble identique au vieuxperse et zend aspa- « cheval », bien qu'Hérodote expli(jue le nom des Arimaspes par les mots scythes arima « un » et spou « œil » ; X:- dans Xs-caivoç, Xo-pbxfhq semble une variante du préfixe zend hii- « bien ' ». A moins que l'on ne suppose que les noms propres scythes aient été empruntés aux Iraniens, qui auraient soumis les Scythes, il est vraisemblable que les Scythes sont des Indo-Européens, proches parents des Iraniens ~, et on ne peut admettre l'opinion des savants qui en font des Slaves '^ des Finnois ' ou même des Hittites^ ou des Mongols *'. On n'a pu identifier le Scythe, que nous connaissons mal, à aucune langue indo-européenne existant actuellement; on a proposé de le regarder comme représentant l'état ancien de l'ossète ', mais on l'a aussi comparé au tokharien ^ ou expliqué par le celtique -', toutes conjectures qui, pour intéressantes qu'elles soient, ne valent pas quelques lignes, bien conservées, de Scythe authentique.
Sur les rives du lleuve Thermodont habitait, dit-on, jadis, un peuple où toutes les fonctions occupées chez les Grecs
1. H. d'Arbois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe , I, p. 22o-226. Latyschev, Inscriptiones antiquae orae septentrionalis Ponli Euxini graecae et latinae, Pétrograde, 1886.
2. K. Zeuss, Die Deutschen und ihre Nachharstamme, Munich, 1837.
3. J.-G. Cuno, ForschuiKjen ini Gebiete der alteri Vôlker/iunde, I, Berlin, 1871.