Voir ci-dessus, p. HO
9. Jullian, Histoire de lu Gaule, I, p. 110-192. II. dAibois de Jubainville, Les premiers habitants de l'Europe, \, p. 330-393; II, p. 3-213. K. MûllenholT, Deutsche Altertumskunde, III, p. 173-193. Mehlis, Archiv fur Anthropologie, XXVI (1899-1900), p. 71, 1043. Issel, Liguria geologica e preistorica, Gènes, 1892.
LIGURES i 81
dans leur propre langue Ambrons ("A[Xt3pa)V£c) '. En Italie, ils s'étaient établis au sud jusqu'à Rome ^, et certains auteurs, même, prétendaient que les Aborigènes, anciens habitants du Latium, étaient Ligures •' ; au nord-est, ils atteignirent le Tessin ^. Le centre de leur contrée était sans doute le pays de Gênes, qui porte aujourd'hui encore le nom de Ligurie. Ils avaient jadis habité plus au nord, dans un pays situé au delà des lies de l'étain et qu'avaient abandonné, à la suite d'incursions des Celtes, les tribus ligui'es des Ipsicores, des Arbaxanes et des Eubies"", « contrée hérissée de buissons ; partout des pierres, des roches escarpées, des montagnes menaçantes qui pénètrent jusque dans les cieux. Ils y passèrent des jours nombreux dans les fentes des rochers, loin des eaux, car ils craignaient la mer qui leur rappelait d'anciens dangers. Mais vinrent le repos et les loisirs. La sécurité fît naître l'audace. Les Ligures sortirent de leurs hautes demeures et descendirent sur les côtes » ®.
C'est surtout à l'ouest de la Ligurie qu'ils étendirent leur puissance. Marseille, en 600, fut fondée en pays ligure ^, et, au milieu du m" siècle, on trouvait un mélange d'Ibères et de Ligures, depuis le pays des Ibères jusqu'au Rhône:; puis, du Rhône jusqu'à Antium, frontière des Tyrrhènes., on ne trouvait que des Ligures ''. Dès le m" siècle,
1. Plutarque, Marius, 19. Etienne de Byzance expliquait le nom des Ligures par le nom du Liguros (Loire ?).
2. Festus, Saci-ani. Servius, ad Aen., XI, 317. Justin, XX, 1, 11.