Aviénus, Oraniaritima
7. Pseudo-Scymnos, 209-214 (G. G. M., I, p. 204). Hécatée, fr. 22 [F. H. G., I, p. 2).
8. Pseudo-Scylax, 3-5 (G. G. M., I, p. 17-18). Aviénus, Ora Maritima, 609. Strabon, III, 4, 20. A. Bertrand, Revue archéologique, I (1883), p. 31-43.
une nation celto-ligure, les Sali/i ou Salluvii, était établie dans le sud de la vallée du Rhône '. Mais, en 134 avant J.-C, les Romains avaient encore à soumettre deux peuples ligures habitant près du Var, les Oxvbes et les Déciates-. De l'autre côté du Rhône, les Elésyces ou Élisyces, peuple ligure, avaient pour capitale Narbonne ■' ; les Ligures avaient donc franchi le fleuve qui constituaient anciennement la frontière entre eux et les Ibères '. Les Cempsi et les Saefes, établis au nord-ouest de l'Espagne, avaient pour voisins des Ligures •''. Mais en 218, lorsque Hannibal se rend d'Espagne en Italie, il ne trouve devant lui que des Gaulois ; les Ligures, comme les Ibères, avaient dû céder le pays à de nouveaux conquérants après avoir eu la prépondérance dans la Gaule chevelue ^'.
Les Ligures avaient-ils, en suivant les côtes de la Méditerranée occidentale, pénétré jusqu'en Ibérie ? C'est assez vraisemblable. Ce n'est pas que l'on puisse tirer cette conclusion de l'existence en Ibérie d'un marais Ligustin dans lequel le Tartesse prenait sa source ' ; mais ce renseignement d'Aviénus est fortifié par une citation d'Eratosthène qui comptait la Ligystique parmi les trois péninsules de TEurope (les deux autres étant le Péloponnèse et l'Italie ^), et par un texte d'Etienne de Byzance, signalant près de Tartesse l'existence d'une ville Ligystine, dont les habi-
1. Tite Live, LX. Strabon, IV, G, :i. C. Jullian, M>Hangcs H. d Artois de Jiibainville, p. 97-109.
2. Polybe, chezStrabon, IV, 6, 2. Tile Livo, XLVII ; Pline, III, 47.
3. Aviéniis, 584-586. Ilécatoe, fr. 20 {F. H. G., 1, p. 2). Cf. Hérodote, VII, 165. Voir ci-dessus, p. 104.
4. Aviénus, 608-610. Le texte n'est pas sûr; voir toutefois Avicnus 682-689. Cf. Psendo-Scymnos, 206-209 (G. G. M., I, p. 204^ ; Slrabon, III, 4, 19. Ci-dessus, p. 80.