LIGURES
tants s'appelaient Ligyes (Ligures) ' ; c'était le pays du mont Argentarius, ou Argyros, célèbre par ses mines d'étain ou d'argent -, et du roi Arganthônios, qui fut au vi^ siècle l'ami des navigateurs phocéens, et leur donna l'argent nécessaire pour entourer leur ville dun mur de plusieurs vstades de long et construit en piérides bien appareillées "'. Enfin, les Ligyes avaient chassé les Sicanes des bords du fleuve Sicanos en Ibérie ^.
On peut chercher les traces des Ligures dans la toponomastique de l'Europe. Une inscription d'Isola, près de Gênes, contenant un jugement arbitral rendu, en 117 avant notre ère, par les frères Minucius, entre la ville de Gênes et les Langates, nous a conservé un certain nombre de noms de lieux de la région de Gênes, du cœur même de la Ligurie. Quatre de ces noms se terminent en -asca ■'. La Table alimentaire de Véleia, dressée entre 102 et 113 de notre ère, nous offre deux noms de propriétés terminés par le même suffixe ''. Ce suffixe, ne se trouvant pas dans les langues des Celtes et des Italiotes qui sont les voisins des Ligures, et, d'autre part, ayant continué à former des dérivés au temps de lempire romain, semble bien d'origine ligure. S'il en est ainsi, on pourra considérer comme ligures les noms de lieux en -asco, -asca que l'on trouvera dans les divers pays occupés par les Ligures. On trouve la forme moderne du suffixe -asco, -asca dans 2o7 noms de lieux