Aviénus, Ora maritiina, 129-142. Cf. Lucain, I
4. Hérodote, II, 33 ; IV, 49. M. JuUian {Revue des éludes anciennes, VII (190o), p. 375-380) croit que cette indication vague peut s'appliquer à la Celtique de Gaule, au nord des Pyrénées.
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au sud-ouest de l'Espag-iie. Il est possible ([uantérieurement leur domaine fût plus étendu, et il est dès lois difficile de préciser l'étendue de la domination celti(|ue en Espag'ne.
Les noms de peuples qui s'y rapportent sont bien connus. Sur les bords de l'Anas (Guadiana) et du Tage était établi un peuple que les Grecs appelaient les Geltibères et dont les principales tribus étaient les Arvaques et les Lusons. Au nord des Geltibères habitaient les Vérons, qui provenaient de l'expédition des Geltes '. Le sud-est de la péninsule ibérique jusqu'à Gadix était aussi occupé par une population en majorité celtique ^ Au nord-ouest, auprès du cap Geltique, des Celtici étaient voisins des Artabres, que Pomponius Mêla regarde comme un peuple celtique -^
La répartition des noms celtiques de lieux confirme les connaissances ethnographiques des Anciens. Les noms en -diinum^ qui sont les noms cVoppida, de beaucoup les plus répandus ailleurs, sont, en Espagne, très rares; les noms, de forteresses terminés en -hriya, très rares ailleurs, forment en Espagne la presque totalité des noms celtiques ^. Les uns qui ont pour premier terme des noms gaulois, comme- Xerto-hriga, Sego-hriga sont sans doute des fondations celtiques; d'autres, qui ont pour premier terme des noms, ibères, comme Caeto-hriga, Arco-hriga, Cala-dunum, Estledunuin sont des noms d'imitation, qui conservent pourtant un souvenir de linfluence des Geltes. Brigantium, nom d'une ville de Galice, désigne aussi une ville de Rhétie, et Briganfia est le nom d'une déesse de Grande-Bretagne.
L'onomastique ne permet pas de douter de l'invasion des Geltes en Espagne. Mais une grande partie de la pénin-