Strabon,III
2. Strabon, III, 1,6. Eratosthène, chez Strabon, II, 4, 4. Ephore, chez Strabon, IV, 4, 6.
3. Strabon, III, 3, 5. Mêla, III, 13. Le cap est appelé Xiotov par Strabon.
4. Dottin, Manuel pour servir à l'étude de l'Antiquité celtique,, 2* éd., p. 429-430, 439-441.
suie n'offre presque aucun nom celtique : pur exemple, tout le versant de la Méditerranée, et l'Andalousie, c'est-àdire les régions les plus riches et les plus fertiles. Il faut donc admettre que les Celtes, venus de Gaule par l'extrémité occidentale des Pyrénées, ont étt' refoulés par les Ibères à 1 ouest de la péninsule. Ce sont les Celtes d'Espagne que les Grecs semblent avoir connu les premiers. Ils devaient donc être établis d'abord sur les côtes orientales de la péninsule, là où le pseudo-Scymnos met, entre les Ibères et les Ligures, un peuple bébryce, qu'Aviénus appelle Bérybraces *, d'un nom à apparence celtique.
Les expéditions les plus fameuses et qui mirent en mouvement trois cent mille Celtes ~ se placent vers la fin du V'' siècle •^. Ambigat était alors roi des Bituriges, qui avaient la suprématie sur les autres Celtes. L'accroissement de la population nécessita une émigration, qui fut conduite par deux neveux du roi, Bellovèse et Ségovèse. Ceux-ci laissèrent aux dieux de décider le pays qu'ils envahiraient. Ségovèse se dirigea vers la forêt Hercynienne ; Bellovèse, vers l'Italie. Tandis que nous ignorons le détail de l'expédition de Ségovèse, les succès de Bellovèse, qui conquit la vallée du Pô, et des Gaulois, qui, à sa suite, pénétrèrent jusque dans Rome (390), sont bien connus. Jus- ({u'en 349, les Celtes prolongèrent leurs incursions en Italie, dont certaines s'étendirent à la Campanie. Le§ noms des tribus qui s'établirent à demeure en Cisalpine : les Caturiges, les Sénons, les Lingons, les Boïens, les Insubres,
1. Pseudo-Scymnos, 199-203 (G. G. M., I, p. 203-204). Aviénus, Ora marilima, 483-489. M. Jullian remarque avec raison que les renseignements d'Hérodote, qui mélange les Celtes, la ville de Pyréné et les sources de l'Islros, sont assez incohérents Hixloire de la Gaule, I, p. 308, n. ")).