Tite-Live, X
216 LES PIUPLES
chevaux pour remplacer le sien. Cet ensemble de trois, cavaliers s'appelait, nous dit Pausanias, -:p'.;j.ap'/.'.ffia, de Tp-.- « trois )' et [jLapxa « cheval ' ». Une organisation analogue existait chez les Celtes du Danube ~. Une des coutumes guerrières des cavaliers gaulois était de rapporter^ suspendues au poitrail de leurs chevaux et à la pointe de leurslances, les têtes de leurs ennemis \
L'infanterie combattait en rangs serrés sur plusieurs lignes ^. Parfois, de la première ligne sortaient des champions qui défiaient les ennemis et leur proposaient des. combats singuliers •''.
Les armes défensives du Celte étaient peu nombreuses. Le casque et la cuirasse ne sont pas mentionnés ^>. Le bouclier est long et lourd '. A l'exception des boucliers dont on trouve surtout les unibo, les bordures et les poignées, les vestiges d'armes défensives sont rares dans les tombesgauloises de l'époque de La Tène. On a quelques représentations figurées d'armes, mais seulement à 1 époque galloromaine ^, A la bataille de Télamon, les Celtes n'étaient couverts que de braies et de saies ^ ; quelques-uns même seprésentaient au combat le torse nu '°.
L'arme offensive caractéristique des Celtes était la grande épée de fer sans pointe, au tranchant affilé ''. Elle était, dit-
1. Pausanias, X, 19, 9-12. Tite Live, XLIV, 26, 3. Plutarque, Paul Emile, 12 (Bastarnes).