Ammien, XXVII
10. Dottin, Manuel pour servir à Vélude de l'Anti</uité celtique, 2« éd., p. 317-327.
CELTIÎS 215
Les dieux faisaient connaître leurs volontés par le vol des oiseaux, les songes, les entrailles des victimes '. Les Celtes leur offraient des sacrifices, sacrifices d'animaux, sacrifices humains, où ils immolaient des prisonniers de guerre - et quelquefois même leurs femmes et leurs enfants •^. Ils leur faisaient des présents : monceaux d'armes '*, amas d'or et d'argent •''. Des crânes de chefs ennemis, transformés en coupes, servaient aux libations dans les temples ^.
11 ne semble pas qu'il y ait eu des prêtres en dehors des desservants des temples, comme ceux que l'on trouvait chez les Boïens de Cisalpine ". Les druides, dont la science venait de Grande-Bretagne, ne sont guère connus avant Poseidônios.
Les chars de guerre, montés par un guerrier et son écuyer comme dans les batailles de l'épopée homérique, ont été anciennement employés par les Celtes ^. On a trouvé dans les tombes de Champagne de l'époque de La Tène I de nombreux vestiges de cette sorte de chars -'. La cavalerie '^ fut de bonne heure, semble-t-il, substituée à l'arme caractérisée par le char de guerre. A la bataille de Sentinum, ce fut elle, en chargeant en masse, qui décida du succès de la bataille ". Dans l'armée de Brennos, chaque cavalier avait à sa suite deux écuyers destinés à tenir sa place dans la bataille s'il était blessé ou tué, et à lui fournir des
1. Justin, XXIV, 4, 3; XXVI, 2, 2; XLIII, 5, 5. Tite Lire, V, 34.
2. Pausanias, X, 22, 3. Silius, V, 6o2-0o3. Diodore, XXXI, 13.