Hérodote, I, 12b
3. On pourrait penser à un nom germanique formé comme .4/afyiani, Marco-mani.
4. Voir C. Jullian, Histoire de la Gaule, III, p. 43-o2. Sur les Estes (Aestii), voir ci-dessus, p. 71. Sur les Baslarnes, voir C. Jullian, /. c, I, p. 303, n. 2 ; III, p. 48, n. 10.
Tj. Ci-dessus, p. 70.
6. Comparez, par exemple, les mots suivants : lal. pater, got. fadar ; lat. très, got. threis; lat. octo, got . alitau ; gr. çipw, got. baira ; scr. madhyas, got. inidjis ; gr. 'j-îi/ro, got. steiyan ; lat. decem, got. taihun ; gr. y^joax;, got. kiusan.
7. Comparez, par exemple, les mots suivants : got. icairpan, v.h.a. wërpfan ; got. taihun, v.h.a. zëhan ; got. batiza, \ .h.», bezziro ; got. wait, v.h.a. iceiz.
niques qui nous sont parvenues permet de restituer la langue antérieure à leur séparation, plusieurs siècles avant les premiers témoignages historiques.
Par certaines coutumes, les Germains se rapprochent beaucoup des Celtes. Les uns et les autres se prétendaient issus d'un dieu; faisaient des sacrifices humains; honoraient Mercure : ne se représentaient pas les dieux sous la forme d'hommes ; se servaient des bois comme de temples ; brûlaient les corps ; ils comptaient par nuits et non par jours ; étaient très hospitaliers; prenaient les armes contre les éléments ; ils ne traitaient aucune affaire publique ou privée qu'en armes ; les nobles s'entouraient de compagnons de guerre de condition servile ; leurs boucliers étaient peints de couleurs vives •. Les noms de personnes présentent souvent chçz les Germains les mêmes termes que chez les Celtes ~.
D'autre part, la civilisation des Germains s'oppose nettement à la civilisation des Celtes par des traits distincts. Les Germains sont nomades ; ne s'adonnent guère à l'agriculture ; n'ont pas de cultes domestiques, ni de villes fortes, ni de cavalerie ; ils ne sont pas métallurges ; ils ont pour dieux le Soleil, la Lune et Vulcain ; ils ne connaissent pas les druides ; leur vêtement ne comporte ni tunique, ni pantalon ^.
On a supposé que les Germains n'étaient pas un peuple indo-européen ^, mais qu'ils avaient reçu leur langue d'un peuple indo-européen. Ce peuple ne ^pourrait être que les Celtes, qui possèdent en commun avec les Germains un grand nombre de termes concernant les institutions poli-
i. Dottin, Manuel pour servir à Vétude de l'Antiquité celtique, 2'' éd., p. 450-452.