Plutarque, Marius
4. Plutarque, Marius, 23. Ils firent présent à Auguste de leur chaudière la plus sacrée (Strabon, VII, 2, 1).
5. Salluste, Histoire, III, 77. César, Guerre de Gaule, l, 1, 3. Voir <;i-dessus, p. 72. Le nom de Germania se trouve chez Cicéron, Contre Pison, 33.
6. Voir Dottin, Manuel pour servir à Vétude de V Antiquité celtique.
rnani était, pour Tacite, l'ancien nom des Tongres ; pour VçUeius Paterculus et Strabon, c'était simplement le mot latin germani, qui exprimait ainsi leur parenté supposée avec les Celtes •. 11 y avait en Perse une tribu de Vzi,\}.TiizK ~; mais il ne semble pas qu'aucune langue germanique ait connu ce nom de Germani '^ qui n'a aucun rapport de forme ou de sens avec le gotique thiudisks, en vieux hautallemand diuiisc (moderne deufschj. Il n'est pas de notre sujet d'énumérer les nombreux peuples germaniques que César et Tacite nous ont fait connaître '*.
Les langues germaniques sont, comme nous l'avons vu ■"', indo-européennes. Elles sont caractérisées par les deux mutations des consonnes connues sous le nom de Lautve.rschiehung ^, et dont la seconde caractérise le haut-allemand ', parlé vraisemblablement dans un pays que les Germains n occupaient point à l'origine. Elles présentent dans leur morphologie et dans leur vocabulaire, des particularités spéciales, mais qui ne sont ni plus nombreuses ni plus extraordinaires que celles qu'offrent les langues celtiques^ par exemple. La comparaison des langues germa-
2® éd., p. 13-14. Jullian {Histoire de la Gaule, I, p. 231, n. li relève la même confusion chez les Modernes jusqu'à la Révolution.
1. Tacite, Germanie, 2. Velleius Paterculus, 11, 07. Strabon, VII, 1, 2. Cf. César, II, 3. Pline, III, 23. Jullian, /. c, I, p. 243, n. 3.