‹ Les anciens peuples de l'EuropeChapitre 276 sur 303 · CHRONOLOGIES · texte numérisé non relu

CHRONOLOGIES

Vers 103, on les trouve en face des Belg^es qui lesarrèlent ' ; puis, pour eniin se rendre en Italie, ils se divisent en deux groupes : les Cimbres se dirigent vers les passages des Alpes centrales ; les Teutons, par la Narbonnaise, vers les Alpes occidentales. Marius vainquit les seconds à Aix - en 102 et les premiers à Verceil •' en 101. Cet exemple suffît k montrer quels détours les moindresobstacles imposaient à ces exodes de peuples, et sur combien d'années ils s'étendaient.

Ce sont les synchronismes archéologiques de la civilisation égéenne, plus encore que les chronologies grecques, qui nous fournissent la première date, tout approximative,, de l'histoire de 1 Europe ; car la date de 9000 avant notre ère, où les Atlantes conquirent l'Europe, est à tout le moins fabuleuse. Le temps où Minos dominait sur la mer Egée est^ sans doute, celui où lart crétois a atteint son plus haut degré de perfection, et d'où datent les seconds palais de Cnosse et de Phaistos (troisième époque du Minoen moyen). Selon la durée que l'on accorde aux dynasties égyptiennes, qui sont le seul élément précis dont nous disposions pour établir le synchronisme, cette époque serait comprise entre 3243 et 1600 avant notre ère, la date la plus récente étant la plus vraisemblable^. Quant aux chronographes grecs',. ils donnent pour Minos I les dates de 1432, 1403.

Jusqu'au xiii*^ siècle, il n'y a guère que les légendes complexes, les généalogies toujours hypothétiques et les calculs chronologiques aussi douteux des Grecs, à nous renseigner sur l'histoire de l'Europe orientale. Voici, par exemple, les dates données par le marbre de Paros *> :

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