Hérodote, IV
3. Dottin, Manuel pour servir à l'étude de V Antiquité celtique, 2« éd., p. 241.
252 HISTOIRE GÉiNÉRALE
■être circonscrites sur des terrains très limités. Les grandes unités politi([ues étaient rares. Les Anciens hésitaient déjà pour rattacher ini peuple à tel ou tel ensemble, et beaucoup de peuplades isolées avaient oublié, sans doute, à quelle race elles appartenaient, de quel pays elles étaient jadis parties et de quel peuple puissant elles s'étaient jadis «éparées.
Quelques événements de Tépoque historique peuvent •donner une idée des déplacements de peuples qui caractérisent la préhistoire de l'Europe. Un des mieux connus est l'invasion des Cimbres et des Teutons K Fuyant les bords ■de la mer du Nord, ces deux tribus g-ermaniques étaient parties à la recherche de nouvelles terres ; ils avaient dévasté l'IUyrie - ; ils avaient essayé A^ainement de s'établir ■chez les Boïens (Bohème) et avaient envahi le pays des Scordisques (Bosnie)^. En 113, ils étaient au pied des Alpes •Carniques pour pénétrer en Italie. Vainqueurs à Noreia <le l'armée romaine de Carbon '', ils se détournèrent à l'ouest, traitèrent sans doute avec les Helvètes et les Sé- •c^uanes et arrivèrent aux frontières des Allobrog^es ; ils y défirent l'armée de Silanus '' ; mais, au lieu de descendre ■en Italie, ils se répandirent dans le centre de la Gaule. En lOS, ils revenaient en Narbonnaise, infligeaient une défaite •complète à l'armée romaine près d'Orange '>, puis se tournaient contre les Arvernes, et, après avoir ravag-é le pays situé entre le Rhône et les Pyrénées, ils passaient en Espagne, d'où les Geltibères les repoussèrent'.
1. Mullenholî, Deutsche AUertiinisIainde. II, p. 112-126; 282-302. Jullian, Histoire de la Gaule, III, p. o3-93.