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POÈMES HOMÉRIQUES

nonte, il aménagea une grotte dans laquelle il faisait arriver les émanations d'un feu souterrain et où on amenait les malades pour les guérir. Il avait, fabriqué pour le temple d'Aphrodite Erycine une ruche d'or, travail admirable qui imitait à s'y méprendre une ruche véritable. Après Dédale ^, Trophônios, qui donna son nom à un oracle, et Agamède avaient bâti le second temple de Delphes -, qui fut brûlé en

Quant aux constructions de l'époque mycénienne, elles étaient attribuées aux Gyclopes qui avaient, dit-on, élevé lesrnurs de Tirynthe, Mycènes et Argos^.

Les poèmes homériques déploient leur action dans le décor de la civilisation égéenne, mais ils n'en donnent qu'une idée très générale. Ils juxtaposent des détails, qui peuvent remonter au temps de la guerre de Troie, à d'autres, qui sont du temps de leur rédaction. C'est surtout de bronze que sont faites les armes : épées, lances, flèches; mais le fer apparaît pour les outils et ustensiles : massues, couteaux, haches, chaînes, charrues ; et même, pour une pointe de flèche et une hache de combat '*, 11 n'est fait aucune allusion aux fresques, qui nous apparaissent comme le décor ordinaire des murs à Tirynthe, à Cnosse, à Haghia Triada. L'incinération, qui semble la pratique générale dans le monde de \ Iliade et VOdyssée, n'a aucun rapport avec l'inhumation dans les tombes à coupole découvertes à Mycènes. Aucune description du costume des

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