Diodore, V
2. Strabon, III, 4, 17-18. Le dévouement, jusqu'à la mort, des soldats à leurs chefs est signalé aussi chez les (iermains (Tacite, Germanie, 14), les Gaulois transalpins (César, VII, 40), les Aquitains (César, III, 22; Nicolas de Damas, chez Athénée, VI, 45).
3. Macrobe [Saturnales, I, 19, 5) signale chez les Accitani un dieu Neton, dont la statue ressemblait à un Mars orné de rayons. Les Celtihères et leurs voisins du nord avaient un dieu sans nom qu'ils honoraient, les nuits de pleine lune, par des chœurs de danse devant leurs maisons (Slrabon, III, 4, 16).
4. Strabon, III, 1, 4. Sur les religions lusilanes, voir Leite de Vasconcellos, Religiôex da Lusitania, Lisbonne, 1897-1905.
5. Aristote, Politiques, VII, 2, 6. Déchelette, Manuel d'archéologie, II, p. 635.
G. De Cerralbo, Revue des études anciennes, XV (1913), p. 437-439.
IBÈRES 8o
sont en pierre brute et de grandeurs variant de 3 mètres k environ 0 '" oO.
La condition assez misérable et la civilisation peu avancée des Ibères montagnards contrastent avec le genre de vie des anciens habitants du pays de Tartesse enrichis par le commerce et les produits des mines d'argent '. Les Carthaginois, dans une expédition conduite par Barca, avaient trouvé chez les Turdétans des crèches et des tonneaux en argent "-. Ces mêmes Turdétans ou Turdules passaient pour savants, et conservaient des annales, des poèmes et des lois en vers, qui, à ce qu'ils prétendaient, remontaient k six mille années ^.
La langue des Ibères, d'après Strabon, n'était pas une ^. De cette langue, nous ne connaissons guère que des noms propres, conservés par les écrivains grecs et latins ou dans des inscriptions lapidaires ou monétaires '^. Une douzaine d'inscriptions contiennent quelques noms communs, dont la lecture et le sens sont également obscurs ; une vingtaine d'autres noms communs sont donnés comme espagnols dans des textes grecs et latins, par exemple : gurdus « sot » (Laberius), cantiis « jante » (Quintilien), dureta « escabeau » (Suétone), celia et cerea <( boissons de grains » (Pline).
Ces documents ne sont même pas suffisants pour qu'on ait pu déterminer avec sûreté à quelle famille de langue on
1. Les mines d'argent de l'Ibérie étaient connues d'Homère si l'on admet avec Th. Reinach [Revue celtique, XV, 1894, p. 209-215) que Alybê, patrie de l'argent [II. II, 856-857), dont la détermination embarrassait fort Strabon (XII, 3, 20-27), est identique à Alybê, l'une des colonnes d'Hercule chez Denys le Périégète (335-337).