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Les anciens postes du lac Saint-Louis

ves à Ottawa. J'ai eu occasion de les parcourir durant la dernière session du Parlement et d'en noter plusieurs passages qui se rapportent à Lachine, Sainte-Anne et aux premiers établissements du lac Saint-Louis. Je les indiquerai amplement, si jamais je publie une édition française de mon livre, ce que J'ai l'intention de faire aussitôt que tous les volumes de la Correspondance Générale du dix-septième siècle seront copiés. Il manque encore les volumes 9 à 13, couvrant toute cette période de la œuerre des Iroquois qui comprend les années 1688 à 1694. En attendant, et Dieu sait combien de temps,

J'ai cru devoir détacher quelques pages de ces dix volu-

mes qui jettent du jour sur des points obscurs de l’histoire du lac Saint-Louis.

J'ai dit dans mon livre que les postes ou forts de Lachine furent bâtis vers 1687. Aux preuves que jai données, j'ajoute les suivantes : M. de Callières écrit au ministre en 1685 (Correspondance Générale, vol.T, p.107): “La ville de Montréal n’a pas de closture, ny réduit. ” Il se propose de faire travailler les soldats, “à une closture de Palissades terrassées autour de Ville- Marie avec des Redans dans les endroits les plus nécessaires.” Tous les habitants de l’isle “s’y retireraient avec leurs meilleurs effets. ”

Le gouverneur de Denonville écrit au ministre le 12 novembre 1685: “A l’isle de Montréal, il n’y a aucune

apparence de Réduit que celuy des sauvages de la Mon-

tagne que Mr de Belmont a fait fermer avec beaucoup de soin et d’ application. Aïnsy l'on peut dire avec vérité. que depuis la rivière du Loup jusqu'à la pointe de l'isle de Montréal, qui sont plus de cent lieues de long, ny a pas un seul endroit à pouvoir mettre quoique ce soit. à couvert d’un ennemy. (Vol. 7, p. 205). | el

Le 8 mai 1686, M. de Denonville écrit: “Pas de “réduits ” et de “lieux fermez encore sur l’isle de Montréal.” [1 faut en avoir un pour chaque Seigneurie "pour y mettre en sureté le peuple, ses grains et ses bestianx

[ faut” des murailles” pour Villemarie “afin de 4 tenir les magasins en sûreté et de réfugier toute l’[le-

pour tenir tête aux ennemis.” (les Iroquais) (Vol. 8, P. P. 9,18, 19).

Le 12 juin 1686, M. de Denonville représente au ministre que les habitations sont trop éloignées et qu'il n'y a pas encore de fort ou réduit. ” (vol. 8, p. 129).

La même année 1686, le ministre écrit à M. de Denon- é ville: “II ne faut bastir des forts, réduits et retran-

chements que dans des passages importants”. Il faut construire un magasin à Villemarie “pour mettre les. poudres qui sont dans une chapelle” (vol. 8, p. p.69, 84).

Le 8 novembre 1686, M. de Denonville écrit au minis tre : “ Songez, s’il vous plait encore, Mgr, combien le poste du bout de l'Ile de Montréal est de conséquence, cou de Chasteaugué, celui de la Chesnaye et de l'Ile.

Jésus.” (vol. 8, p. 176).

M. de Denonville écrit au ministre, le 10 RRn. 1686 : “ MM. du séminaire de Montréal, pour favoriser l'augmentation des établissements dans VIle de Mot réal, ont, à ma prière, concédez au Sr Le Bert le privilège de bastir un moulin de pierres, que j'ai veu commencé, qui nous servira de redoute sur une hauteur au bout de l'Isle de Montréal, qui voit la rivière des Outaouax, le lac des Deux- -Montagnes et la rivière des Prairies qui ferme l'Isle du côté du nord ; au prèz de celuy là, on tra-

vaille à une église pour faire une cure dont M. l'abbé D'Urfé sera le prélat.” (vol. 8, p. 200).

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