DE WHIPPLE ET DE CASTLE
Les conclusions de Castle et de ses collaborateurs inspirèrent enfin à quelques auteurs, comme Holmer, Riermann, Fonts et Zerfas, l’idée de mélanger du foie ou de l’extrait hépatique à du tissu gastrique.
Fonts et Zerfas donnaient à ce sujet, dès 1931, les conclusions suivantes : «L'activité du foie et de ses « extraits est augmentée de trois ou quatre fois par « l’action du tissu gastrique. L'augmentation de l’acti- « vité n’est pas seulement additionnelle ».
En 1933, Walden et Cloves obtinrent un produit thérapeutique aussi actif qu'environ 20 grammes de foie seul, par le mélange de 4 grammes d’extrait hépatique et de 2 grammes de tissu gastrique.
Cette préparation présentée en capsules de 6 grammes se donne à la dose journalière de 12 capsules, soit 48 grammes de foie et 24 grammes de muqueuse gastrique.
Leurs auteurs obtiennent ainsi une régénération de l'anémie pernicieuse analogue à celle constatée en faisant ingérer quotidiennement 200 à 250 grammes de foie ou l’équivalent en extrait.
Dans deux cas, la crise réticulocytaire significative débuta dès les premiers jours du traitement (quatrième et sixième jour) et l’augmentation du nombre des elobules rouges fut, dans un cas, de 2.200.000 en 52 jours dans le second cas, de 2.700.000 en 46 jours.
Franke conclue, en 1934, de l’observation de 181 cas d'anémie pernicieuse, que le procédé le plus efficace et le meilleur marché consiste à administrer, par tubage duodénal, du suc de foie et du suc gastrique préalablement mis en contact. On obtiendrait ainsi un relèvement du taux des érythrocytes deux fois plus vite qu'avec des injections d'extrait hépatique (dans les 4 à 6 premiers jours de traitement); et lorsque la rémission est obtenue, il suffirait, pour la maintenir, d’une injection duodénale hebdomadaire de 5 à 10 cc., associée à la prise quotidienne de 3 grammes de fer réduit, le fer permettant d’agir sur l’hémoglobine.
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