IV. - COMBINAISON DES MÉTHODES DE WHIPPLE ET DE CASTLE
Un dernier pas restait à faire dans cette voie :
Par une technique nouvelle, de même qu’en chimie on obtient soit un simple mélange ou association, soit une combinaison, donnant lieu à des effets nouveaux, de même on pouvait, comme nous allons le montrer, obtenir, non plus un simple mélange, mais une combinaison des principes actifs des extraits des deux organes; préparer un produit dans lequel le foie et la muqueuse stomacale fussent mis en contact intime par un broyage très poussé permettant aux deux facteurs antianémiques (formateur et préformé) d’agir l’un sur l’autre à l’état frais, puis faire la dessication des organes frais réunis, en extraire au bout d’un temps convenable le stubstratum actif obtenu, par des procédés respectant la sensibilité de ce produit, tant au point de vue technique que chimique.
Avant de réaliser la combinaison envisagée, on a préparé un mélange d'extraits d'organes qui nous a servi de terme de comparaison au cours de nos expérimentations physiologiques.
1° Un extrait liquide hydro-alcoolo-glycériné de foie frais de veau;
20 Un extrait liquide hydro-alcoolo-glycériné de muqueuse gastrique prépylorique.
Ces deux extraits furent préparés par les procédés classiques avec des organes frais, ni réfrigérés, ni
congelés.
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Mille centimètres cubes de chacun de ces deux « « . . < , LE s extraits correspondent à dix kilogrammes d'organes :
avec 400 eme. de l'extrait liquide gastrique | Extrait 600 eme. de l'extrait liquide de foie | oN !
Puis, tenant compte des températures et des produits qui détruisent, ou sont susceptibles de détruire, les constituants actifs du foie et de la muqueuse gastrique, les dessications d'organes frais, les concentrations des liquides de macération, les distillations et les récupérations des excipients furent faites dans le vide aussi poussé que peuvent le permettre les appareils industriels, et à une température voisine de 40° C., sans jamais la dépasser, comme nous avons pu le constater. Seule la coagulation des albumines fut faite à la température de 70° C., avec toutes les précautions obligées.
Lorsqu'on a obtenu la solution totale des principes antianémiques.ceux-ci sont précipités par une trèsgrande quantité d’alcoo!l à 96°.
Ce précipité constitué par une masse pâteuse d’un jaune brun est lavé, encore à l’alcool fort, dissout dans une quantité convenable d’eau additionnée de glycérine à 30° et d’une petite quantité d’alcool.
Mille centimètres cubes de la liqueur ainsi obtenue correspondent encore à dix kilogrammes des deux organes réunis selon les proportions choisies.
soit l’Extrait N° 2
Les alcools de précipitation et de lavage mis de côté sont repris pour être récupérés par distillation. En fin d'opération, il reste au fond de l’appareil à distiller un résidu pâleux, ayant tout à fait l'apparence du précipité obtenu précédemment.
Lavé dans l’alcool, dissout dans une quantité convenable d’eau additionnée de glycérine à 30°, alcoolisée, et sous même concentration, il donne :
Extrait N° 2 bis également actif, comme le prouveront, un peu plus loin, les expérimentations faites sur des lapins.
L’obtention de l’Extrait N° 2 bis, entraîna à la préparation d’un extrait nouveau, suivant une technique nouvelle, permettant d'extraire en une seule opération les principes actifs contenus dans les Extraits N° 2 et N° 2 bis, soit un Extrait N° 3, dont l’effet thérapeutique devait, comme le prouvera par la suite l’expérimentation faite sur des lapins, être plus actif que chacun de ces deux extraits pris séparément.
Tandis que l’Extrait N° 1, simple mélange d’extraits,
est d’une couleur foncée comme toutes les prépara-
tions de ce genre —- et d’un goût sui genertis, celui d’une solution d’organes d’animaux, quoique atténué, l'Extrait N° 3, préparation nouvelle, a une couleur jaune claire, d’un goût agréable, ne rappelant en rien ses constituants.
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