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CHLORAL

(Hydrate de chloral ou Aldéhyde éthylique trichloré) a été découvert par Liebig, il y a plus d’un siècle (1832), puis étudié par Dumas et Stoedeler. C’est un composé obtenu par l’action du chlore sur l’alcool.

Cet excellent et vieux produit constitue l’un des meilleurs anesthésiques de base prénarcotiques, à condition de ne pas lui demander plus qu’il ne peut donner. Son emploi facile, son action sûre et régulière en font un adjuvant de premier ordre pour préparer le terrain à l’anesthésie.

Il est utilisé sous forme de lavement contenant 4 grammes de chloral, donné le matin de lopération.

Il présente toutefois linconvénient d’être hypoten-

‘seur, de diminuer l’énergie et la fréquence des bat-

tements cardiaques et de ralentir la respiration. Il y a donc une contre indication, —— conditionnée d’ailleurs par l’état du malade—- à employer chez les hypotendus, les cardiaques et les vieillards. De même chez les goutteux avérés chez qui on a remarqué que le chloral exagère les douleurs.

T'RIBROMO ETHANOL.

Il s’agit d’un produit dérivé du groupe du chloral, découvert par Willstatter en 1913, et mis en pratique en Allemagne dès 1927, par Eicholtz, Kirschner, etc.

Il a été commercialisé sous différents noms : Rectanol, en France; Avertine, en Allemagne, et Avertine U. C. B. 8, en Belgique.

C’est un produit très stable, à la température du

RES: y NT

«Corps, Mais qui se décompose immédiatèment au-delà de 40°, avec formation d’acide bromhydrique, ce dernier étant extrêmement caustique.

De là, Ia règle absolument formelle de contrôler chaque fois, au moment de s’en servir, que le tribromo thanol n’a pas été décomposé au cours de la préparation de la solution. Faute de quoi, on aurait fata-

lement des accidents de sphacèle et hémorragies de

la muqueuse à déplorer en cas d’altération du produit.

Il semble que les accidents signalés ne reconnaissent pas d’autre cause que la non-observation des précautions recommandées.

C’est l’opinion exprimée par M. le Professeur Gosset ‘qui n’a jamais observé de lésions rectales dans les cas traités par lui et par M. Thalheïmer, à la Clinique Chirurgicale de la Salpétrière.

Indications.

Sont les mêmes que celles de toute anesthésie de

base. Elles semblent particulièrement heureuses dans

les cas de lésions pulmonaires chroniques qui n’é-

prouvent aucun inconvénient à ce mode d’anesthésie.

Ici également, le silence abdominal est complet.

Contre-indications.

Outre les contre-indications habituelles chez les sujets cachectiques ou porteurs de lésions pulmonaires bacillaires avancées, il y a lieu d'éviter l’usage de l’avertine chez les sujets atteints de lésions de la cellule hépatique.

En effet, sous l’action du glycogène, l’avertine se

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