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MEDICATION CARDIO-VASCULAIRE A L'OCCASION DES SYNCOPES CARDIAQUES ANESTHESIQUES

ADRÉNALINE.

L’injection intracardiaque d’Adrénaline, malgré les succès obtenus par M. Petit-Dutaillis et M. Toupet est assez discutée.

M. Garrelon la considère comme dangereuse en cas de syncope cardiaque, et lui substitue une injection d’Atropine dont l’action d’inhibition sur les pneumogastriques lui paraît préférable. Opinion partagée par M. R. Soupault, qui a rapporté (avril 1933), un cas de ce genre traité par Nini, à l’aide d’atropine, avec plein succès.

Ephédrine, bien moins toxique que l’adrénaline est un vaso-constricteur puissant. Elle constitue un adjuvant précieux dans les cas où l’on recherche une excitation énergique et durable du sympathique. Son action sur les splanchniques est des plus nettes.

L’association Ephédrine - Adrénaline (Ephédrine, deux centigr.: Adrénaline, un quart de milligr.) ést particulièrement heureuse comme correcteur des collapsus vasculaires survenant pendant le sommeil anesthésique et notamment par le chloroforme.

$ Il ROLE DU CARBOGENE ,

Yandell Henderson (de Yale), dont les travaux dominent toute la question du rôle du CO2 dans la narcose, a préconisé l’usage au cours et après l’anesthésie d’un mélange de CO2 et d'oxygène, intitulé par lui « carbogène » et a déterminé les proportions les plus favorables à une meilleure narcose, l’usage du carbogène est très répandu maintenant.

O y a recours à trois moments différents

1° Pendant l'anesthésie, où elle est d’un grand secours en Cas de cyanose, de dyspnée ou d’apnée. Incidents qui sont améliorés par quelques bouffées administrées par une tubulure branchée sur l’appareil d’'Ombredanne, et alimentée par deux cartouches de CO2 et d’O.

Son action est bienfaisante, même au cours d’une anesthésie normale, le carbogène étant, selon l’opipion de Henderson « spécifiquement préventif et curatif de l’atélectasie. Aussi spécifique que le sérum antidiphtérique contre la diphtérie ».

Or nombre d’auteurs admettent, notamment aux Etats-Unis, que toute complication pulmonaire postcpéraioire passe par un premier stade d’atélectasie pulmonaire. Les deux causes principales de l’atélectasie étant une obstruction bronchique et une hypoventilation, et carbogène ayant précisément pour rôle de stimuler la ventilation pulmonaire et de faciliter la désobstruction de la lumière des bronches, on com-

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