ANESTHÉSIES DE LONGUE DURÉE
Jentzer; Oltramare et Poncet ont apporté tout récemiment, une amélioration extrêmement importante à l'emploi de l’évipan par voie intraveineuse. Par la même aiguille restée en place, ils font suivre l’injection intraveineuse d’évipan, d’une injection goutte à goutte de sérum hypertonique glucosé. En sursatu- 1ant de glucose la cellule hépatique, on retarde la dissociation de la molécule d’évipan, et par réinjection de 2 à 3 centim. cubes toutes les 20 minutes, à titre de dose d’entretien, il est possible de prolonger la narcose au-delà de deux heures, et sans avoir à recourir à une anesthésie complémentaire par inhalation d’éther ou de Schleich.
Ces réinjections d’entretien se font par piqûre à travers le tube de caoutchouc du goutte à goutte.
Cette méthode élargit donc considérablement les limites de l’anesthésie de base par voie intraveineuse, l’adjonction de glucose permettant en outre d’admi-
nistrer sans inconvénient des doses atteignant 20 et 25 centimètres cubes. Elle n'empêche d’ailleurs en rien de recourir à tout moment à l’anesthésie à l’éther ou au Schleich si on le désire.
b) Pendant l'opération il y a lieu de bien propulser le maxillaire ou mettre la spatule de Mayo pour éviter la chute de la langue. Le pouls est un peu accéléré. La tension baisse pendant quelque temps, puis remonte. On observe rarement de troubles cardiaques. La respiration est un peu superficielle et on se trouvera toujours bien de faire inhaler un peu de carbo-
gène.
c) Après l'opération. — Les opérés se réveillent en général après 15 minutes. Ils sont parfois un peu étonnés, mais sans aucun malaise. Ils reprennent rapidement connaissance. N’éprouvant ni gêne ni douleur, ils ne peuvent croïre qu’ils ont été opérés, avant perdu tout souvenir de ce qui vient de se passer. Dans quelques cas on observe un vomissement. Mais il est unique et ne se renouvelle pas.
Nous ne terminerons pas cette étude des anesthésies de base sans examiner brièvement à propos des accidents éventuels la médication cardio-vasculaire en cas de syncopes, ainsi que le rôle du carbogène en tant que stimulant et régulateur de la respiration pendant et après les anesthésies. :