ASSOCIATION DU
; LA .MonraiNE, 23.1
métliodes sont confondues aujourd'hui l'une avec l'autre.
a. Avantagea : Suppreaflioii de la période d'excitation ; Suppreesion de la syncope laryngo-iéflezej Économie du chloroforme. ■ — La théorie faisait prévoir quelques-uns des avantages qui devaient résulter de cette combinaison. En effet, la morphine exerce d'abord une action paralysante sur les hémisplières cérébraux et un peu plus tardivement sur la moelle : le sujet qui est soumis à son influence se trouve ainsi préparé à ressentir plus facilement les premiers effels de l'anesthésique. Lorsque l'on administre ensuite le chloroforme, les premiers flots qui arrivent aux centres ner\'eux trouvent ceux-ci déjà déprimés et ne provoquent plus les phénomènes d'excitation que le chirurgien redoute à cause de leur violence chez lea alcooliques, chez les femmes et les enfants. Cette suppression de la période d'excitation s'observe dans presque tous les cas, et constitue l'un des grands profits de la méthode. ï'n autre avantage consiste en ce que l'irritation produite par le chloroforme sur les premières voies respiratoires est atténuée : il n'y a plus de danger de syncope laryngo-réflexe.
On comprend encore, à cause de cet état même d'obtusion préalable des centres nerveux, qu'il suffit d'une quantité plus faible de chloroforme pour observer l'anéantissement fonctionnel de ces organes. Par là disparaît le danger des doses excessives.
Ij. Production de l'analgésie, — Nous avons déjà dit (voir ch. Il, livre I) que le procédé à la morphine était l'un des plus favorables à la production de cet état -singulier que l'on nomme l'analgésie. Dans la chloroformisation ordinaire, les irrégularités inhé-
i penneUeal pas de t k graduer les efTcts, el r Irop de cUoroforrae iisioD des phénomènes et twÊ^gtmt*, Jr l> perccplîoD . de la seosibi- Bé. sefailfa^iMa dwed'aa roup et ea masse : il ■V a paàl et AsaciftlJoa. Au coDtnûre, chez le I ftml bire inhaler le chloroforme «hwhïHr:, et on arrive à supprimer la r esti^TeBieDl !a cooscicDce. On éts stjeÊs ^â soDl à la fois analgésiques el eoBScàoils. Le mabde possède eocore ua certain degré de sessâMlHé tactile, auditive el visuelle; il a perds la sensâlitUté générale : il éprouve une sensation Tague d'eagourdisseiDeDt et d'étourdisscmenl, mais la coDscieDce et l'iotelligence persistent, présentant eeulemeut un léger de^ré d'obnubilalton. « Cet étal d'analgésie est 1res utile pour les opérations qu'on pratique sur la bouche. On peut dire au malade : Crachez! et le malade crache; ouvrez largement la bouche! il entend, il exécute à l'instant ce mouvement, et, malgré cela, il n'éprouve pas de douleur. » (Nussbaum.j
Toutefois, il faut reconnaître qu'un tel état est difficile à maintenir : il faut, pour cela, faire absorber régulièrement de petîtesquantités de chloroforme, et l'opérateur se trouve encore placé entre les deux écueils du Irop, qui amènera l'anesthésie, et du trop peu, qui amènera le retour de la conscience. C'est une condition essentiellement passagère, dont on ne peut encore tirer profit que pour les opérations de courte durée.
'■. AneBthésie chirurgicale complète. — La méthode