PROCÉDÉ DE TRÉLAT [18791, DE PERIUEH
g 1. Anesthésie incomplète. — !; 2. Aneslhésie complète, g 3. Avantages et inconvénients.
§ 1. Anesthésie incomplète.
Le D' Jastrowitz a le premier combiné le chloral à la morphine dans un but thérapeutique. Plus tard le professeur Trélat a employé le procédé dans sa pratique chirurgicale à l'hôpital de la Charité. (Choquet, T/tèse de Paris, 1880.)
Il y a à distinguer deux cas : 1° l'association du chloral à la morphine, pour les opérations qui n'exigent qu'une aaesthésie incomplète, analgésie sans résolution musculaire; — 2" l'association du mélange précédent au chloroforme pour les grandes opérations qui exigent une anesthésie complète.
Dans le premier cas, M. Trélat administre à ses malades une potion contenant, suivant les figes, de ■4 à 9 grammes d'hydrate de chloral pour 20 à
^^ÊmÊÊtsét^^éemarfUmtàaasl'Hi grammes ftmm. Ea pifiM ÀêA Clir prise «■ deux fois, à un ^Mrt d^tmKéwÊKntUt, LlagesfioD est ^uhie qud- ^K&B tifgÊwwiaSÊÊm aaSnire et de nausées. La fce»i«qpL.hpi^Sesc4iUe: 3 y a accélération du paiifefltdehRipntiiB.AaboatdequaraQte minutes s^nieaBatl>«^^Mkafe.rei^Diirdis$ea)enl, ladi- ■â^ia 4e b scBsUilê gàiérale et de la sensibilité caffséesBe. A« fca^ JCwa ^Mii d'heure le sujet es( pliBgié éims wm m^matS eooaleus. avec affaiblissemtaà 4es semsASêi^ spéettfes. da goût, de l'olfactiaa. 4a tact. 4e 1> rae et esfia de l'auditioD. Cet éM se ■Mwtwl peadiat nue beore et demie enviroa. Cest peaJaal celle période qoe I'od procède a ropénlioa: ^i&tfona de b laogue, strabolomie, explon&oas, etc.. es ^oéral aux opérations sur la boaclie qui ex^nt que le malade conserve un de^ré de sensibQîté sofHsant pour prêter ^ coopération au cfaimr^en et expectorer le sang qui s'écoule dans I'arTière-gor™e .
^ 2. AnesUiésie complète.
Dans le second cas, qui est celui des opérations de longue durée ou douloureuses, il est nécessaire d'ajouter l'action du chloroforme à l'hypnotisme produit par la potion précédente. Les inlmlatioug ne donnent plus lieu aux phénomènes d'excitation habituels, ce qui constitue un premier profit. Le second avantage consiste en ce que de faibles doses de chloroforme suffisent à amener l'anesthésie complète. Le retour à l'état complètement vigile se fait lentement : il tarde de trente-six à quarante-huit heures.
ASSOCUTION DL- CHLOBAL A LA MOltPHINK.. 25:i
fest celle longue période d'assoupissement qui pa- !iît constituer le seul inconvénient sérieux de la mé- — On comprend que les états dépressifs doivent la contre-indiquer.
Le procédé de Perrier ne diffère de celui de Trélat qu'en ce que le chirurgien 'i tàte la susceptibilité '> du sujet dans les jours qui précèdent l'opération, de manière à administrer l'exacte quantité qui conviendra pour obtenir le degré d'aneslhésie désiré. — Berger a employé le chloral avec avantages dans divers cas fDuret, Jarry).
g 3. Avantages et inconvénients.
Nous avons fait observer, à propos de la métliode de Forné, que les raisons physiologiques de cette association du chloral plutôt que de tout autre narcotique au chloroforme nous échappaient. Peut-être le chloral expose-t-il moins que la morphine aux accidents respiratoires : il expose davantage aux accidents cardiaques. A défaut d'un jugement empirique basé sur un nombre considérable d'épreuves, la théorie doit nous faire craindre que le chloral n'ajoute aux dangers du chloroforme dans les premières phases de l'opération. Toutefois, lorsqu'on combine son action à celle de la morphine, on atténue par là m^nie sa nocivité propre, sans diminuer cependant les profits du narcotismc préchloroformique, qui sont : la suppression de la phase d'excitation et l'économie du chloroforme. A cet égard, le procédé de Trélat serait supérieur â celui de Forné et Perrin. Mais l'on ne saurait affirmer qu'il ait une supériorité appréciable sur la méthode de Cl. Bernard et iNussbaum.